Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Une affluence record pour le 2ème...

Festival Mawazine, Rythmes du Monde : Une affluence record pour le 2ème jour

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Dans une ambiance bon enfant, les festivaliers confiants se sont laissés happer par des rythmes aussi différents que beaux. Le tout  dans des conditions de sécurité maximale. Une sécurité présente et efficace tout en étant discrète pour ne pas gêner le bon déroulement des concerts.

Les festivaliers ne savaient plus où donner de la tête. Des plus grandes scènes au plus petites mais non moins importantes, la palette impressionnante d’artistes nationaux et internationaux, rendait le choix difficile.

Jeunes et moins jeunes ne se seront pas trompés en optant pour l’OLM Souissi. Devant 80.000 personnes, la super star Kanye West a donné le meilleur d’elle-même dans un décor digne des plus grandes scènes internationales. Black & white, grande toile habillant tout l’arrière de la scène  représentant la mythologie grecque dans un style puriste…tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce concert un véritable show comme seul est capable d’en créer un génie du spectacle, une créateur de nouvelles façons de donner à voir et à entendre : Kanye West. Adulé par tous les grands festivals au monde, Kanye West a décidé d’en faire seulement deux : Coechella en Californie et Mawazine pour le plus grand bonheur des milliers de dizaines de fans qui sont venus de plusieurs villes du Royaume et de l’étranger. La participation de Kanye West place à elle seule Mawazine dans le club très fermé des rendez-vous mondiaux les plus prestigieux au monde.

Face à un public en délire, Kanye West a déchainé les foules. Alors que le rap est réservé habituellement à une tranche d’âge jeune,  avec Kanye, l’âge ne faisait rien à l’affaire. Seul le génie compte. Seule la création s’impose. De 7 à 77 ans, les gens sautaient en l’air à son signal « Jump ». Les danseuses marocaines choisies par Maroc Cultures pour l’occasion et qui ont répété avec le rappeur trois jours à peine avant le spectacle étaient magnifiques, toutes en grâce et en finesse exécutant leurs chorégraphies drapées d’un voile blanc.

L’affluence a été atteint des records du côté de Nahda où quelques 50.000 personnes piaffaient d’impatience pour voir leurs stars préférées. Dans un premier temps, Asmae Lamnaour a chauffé l’ambiance avec des chansons de son répertoire, mais également de celui de Haja Hamdaouia ou encore le prince du rai Khaled. Cerise sur le gâteau, l’entrée sur scène de Kazem Sahir. Adulé par le public marocain, cet habitué du festival Mawazine, a été reçu par les youyous des femmes. Son duo avec Asmae Lamnaour a ravi ses fans.

Les rythmes africains ont attiré quelques 25.000 spectateurs sur la scène du Bouregreg. Et pour cause, c’est le grand Salif Keita qui s’y produisait. Son travail d’orfèvre de la musique malienne se jouant des frontières a trouvé un écho des plus favorables dans l’esprit du festival Mawazine.

Le public était également présent en force sur la scène de Salé, fief de la chanson marocaine avec trois représentations. Leila Barrak a enchanté les spectateurs par de belles chansons marocaines à succès. Elle a cédé la place à Noamane Lahlou qui grâce à ses chansons authentiques a réussi à charmer un auditoire fier de notre patrimoine national. Un accueil triomphal a été réservé à la coqueluche des Marocains, Latifa Raâfat. Les festivaliers répétaient en chœur avec elle ses tubes tels que « Khouyi », « Maghyara »…

Sur la scène El Menzeh, les fans de musique électronique étaient servis avec la prestation de Funk Atlas, groupe Electro constitué de Dubossmium gagnant de l’édition 2010 de Génération Mawazine et Dj Vok. Le public a eu par la suite rendez-vous avec le digne représentant de son père : Julian Marley qui a réussi à drainer les aficionados du reggae en  grand nombre.

Chellah, Théâtre Mohammed V et la Villa des Arts, les scènes intimistes du festival sont sa véritable âme. C’est d’ailleurs à travers elles que Mawazine fait passer son message de défense de la diversité culturelle. Ces petits espaces réservent tous les jours de bonnes surprises.

Petit paradis des fans de découvertes, le site du Chellah a fait le plein avant l’apparition des membres du groupe Sud Africain The Dizu Plaatjies Lbuyombo. Se faisant désirer, les Sud Africains n’en ont que plus attisé la curiosité d’un public éclectique. Dès les premières notes de tambourins, les spectateurs n’ont pas pu résister à l’envie d’esquisser des pas de danse. Parents et enfants se dandinaient aux rythmes de la musique africaine si entraînante.

Du côté du Théâtre Mohammed V, c’est le pays du soleil levant qui était à l’honneur avec le groupe Gocoo. Avec ses 11 tambourinaires, il a fait vibrer un auditoire en extase devant la beauté et la finesse des chorégraphies acrobatiques rythmées parfaites. Une expérience inédite que les spectateurs ne sont pas près d’oublier.

A la Villa des Arts, la doyenne des femmes chanteuses de melhoun a enchanté ses fans venus nombreux l’écouter religieusement. Touria Hadraoui, toujours égale à elle-même, a subjugué les gens grâce à un timbre de voix unique et des chants du patrimoine du melhoun national.

Toujours aussi surprenants et grandioses, les spectacles de rues ont ébahi les festivaliers. Les Tketkat de Marrakech, en véritable gardien du patrimoine musical de la ville ocre, ont eu un accueil extraordinaire dans les grandes artères de Rabat tout autant que les autres troupes : De Carros de Foc Theatre, les Bollywood Troubadours Brass Band, les Haidouti Orkestar et les Jolof Art Tony Lumières.
La magie a encore une fois opéré. Demain sera un autre jour avec de nouvelles surprises et de nouvelles découvertes. N’en ratez aucune !!!!

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