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Festival national du film: célébration du cinéma marocain et méditation de son parcours

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Le Festival de Tanger se révèle un carrefour intime des professionnels du 7ème art au Maroc et une occasion pour donner un nouvel élan à la dynamique de la concurrence entre les créateurs dans ce champ.

A travers la qualité d’expositions et la nature d’expériences artistiques proposées, cette manifestation pourrait être considérée comme un instrument de mesure fiable permettant de faire le point de la capacité de l’industrie cinématographique nationale à relever les défis de la concurrence régionale et mondiale, au niveaux de la création, de la technique et de la diffusion.

Cette édition aura probablement des caractéristiques particulières compte tenu du volume et de la nature des Âœuvres qui participent dans cette manifestation, dont la projection de certaines dans les salles de cinéma ou dans les manifestations cinématographiques ont suscité une longue controverse, à l’instar du film « Chevaux de Dieu » de Nabil Ayouch et « Zéro » de Nourreddine Al Khammari qui avaient représenté le Maroc dans la 12ème édition du Festival international du Film de Marrakech, et le film « Tinghir … les échos du Mellah » de Kamal Hachkar.

La liste des Âœuvres prévues dans la catégorie des longs métrages permet de s’attarder sur des expériences cinématographiques dissemblables, dont certaines sont la création d’auteurs ayant atteint la maturité alors que d’autres sont le fruit des efforts de jeunes qui tentent de marquer leurs empreintes dans une scène cinématographique en perpétuelle extension, à la faveur de nouveaux arrivants dans le domaine.

La cérémonie d’ouverture a constitué l’occasion de célébrer l’art cinématographique marocain à travers des hommages rendus à trois acteurs de renom, à savoir Aïcha Mahmah, Mohamed Ben Brahim et Abdellah Lamrani.

Cependant, elle a été marquée par des photos d’une liste d’artistes que la scène cinématographique nationale a perdus depuis la précédente édition jusqu’à présent, à commencer par le défunt Ahmed Tayeb Laalej, le réalisateur Mohamed Mernich, le critique Mohamed Soukri, l’acteur Aziz Alaoui ainsi que d’autres tels Mohamed Majd et Hassan Mediaf qui se sont éteints dernièrement.

Organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), le festival est marqué par la participation de 21 longs-métrages et de 14 courts-métrages en compétition officielle.

« A l’aube, un 19 février » d’Anouar Mouatassim, « Agharrabou » d’Ahmed Baidou, « Boulanoir » de Hamid Zouaghi, « Chevaux de Dieu » de Nabil Ayouch, « chroniques d’une cour de récré » de Brahim Fritah, « Femmes sans identité » de Mohamed Aboudi et « Elle est diabétique III » de Imad et Swel Noury figurent parmi les longs métrages prévus par cette manifestation.

Il s’agit également de « Frontieras » de Farida Benlyazid, « Hors zone » de Noureddine Douguena, « L’Ferdi » de Raouf Sebbahi, « La lune rouge » de Hassan Benjelloun, « Mon Frère » de Kamal Mahouti et « Tanjaoui » de Moumen Smihi.

Seront, également, en lice pour cette compétition, les documentaires :  »Tinghir – Al Qods : Les échos de mellah » de Kamal Hachkar,  »Vaine tentative de définir l’amour » de Hakim Belabbes,  »La vie des autres » de Bouchra Belouad,  »Al bayra, la vieille jeune fille » de Mohammed Abderrahmane Tazi,  »Youm ou lila » de Naoufel Berraoui et  »Zéro » de Nourredine Lakhmari.

Concernant les courts-métrages, une commission de sélection des films candidats à la compétition officielle de ce festival a visionné 45 courts-métrages et a sélectionné 14 films qui vont concourir pour le palmarès de cette compétition.

Il s’agit des films « Al Hadaf » de Mounir Abbar,  »Zohar » d’Asmae Mouttaqui, « Fautes volontaires » d’Abdelilah Zirat, « Les couleurs du silence » d’Asmae El Moudir, « Jezebel » d’Amir Rouani, « Valse avec Asmahane » de Samia Charkioui, « Le quai du destin » d’Amina Saadi, « The Curse » de Fayçal Boulifa,  »Entropya » de Yassine Marco Marroccu, « Un Jour la vie » d’Amine Oulmakki, « Je continuerai » de Rachid Zaki, « Ca tourne » de Mohammed Mounna, « Margelle » d’Omar Mouldouira et « Face à face » de Mourad El Khoudi.

Le scénariste, réalisateur, producteur et distributeur français Jacques Dorfmann et l’universitaire et expert marocain en communication Ahmed Akhchichine présideront, respectivement, les jurys long et court métrage du Festival.

 

 

Actu-maroc.com

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