Feu vert du FMI à une nouvelle assistance financière pour la Grèce

Feu vert du FMI à une nouvelle assistance financière pour la Grèce

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Le conseil d’administration du Fonds, instance dirigeante composée des représentants de vingt-quatre pays ou groupes de pays, a avalisé ce nouveau programme, prévu pour une durée de quatre ans et dont les sommes seront débloquées par tranches successives.

La Grèce ne peut pour l’instant tirer que 1,65 milliard d’euros sur cette nouvelle facilité de crédit destinée à « soutenir le programme d’ajustement économique des autorités » grecques, a indiqué le Fonds dans un communiqué.

Le programme d’assistance précédent approuvé en mai 2010 pour une durée de trois ans a été annulé. Simple formalité technique: les 20,3 milliards d’euros qu’Athènes a reçus dans le cadre de ce plan, qui correspondent au plus gros prêt jamais versé par le FMI, devront être remboursées entre 2013 et 2015.

Les 10 milliards d’euros restant du premier prêt accordé en 2010 ont été intégrés au nouveau programme d’assistance.

Le feu vert donné par le Fonds au nouveau prêt parachève de longs mois de négociations, en parallèle avec celles ayant permis le plan d’aide européen et la restructuration de la dette grecque détenue par le secteur privé.

Le FMI a modifié son mode de fonctionnement habituel pour la Grèce en adoptant mercredi une réforme permettant d’accorder des prêts versés sur une période de quatre ans, alors que jusque-là la durée maximale était de trois ans.

L’Etat grec avait obtenu il y une semaine l’accord de la grande majorité de ses créanciers privés à une opération d’échange de titres lui permettant de réduire son ardoise de plus de 100 milliards d’euros.
La directrice générale du FMI Christine Lagarde avait alors indiqué que le Fonds devait « continuer à aider la Grèce », en dépit des nombreuses déconvenues auxquelles il a dû faire face avec ce pays.

La Grèce a souvent été comparée dans la presse à l’Argentine d’il y a une dizaine d’années, qui s’est enfoncée dans la récession en 1999 et 2000. Le pays avait obtenu un premier prêt en février 1998, puis un deuxième en mars 2000 dont le montant avait été augmenté en janvier 2001. En décembre 2001, le pays claquait la porte, et adoptait une politique contraire aux recommandations du FMI.
Le Fonds assure avoir retenu les leçons de cet épisode ainsi que celles tirées des ratés de son premier prêt à la Grèce.

Son chef de mission en Grèce, Poul Thomsen, affirmait en février que le FMI allait demander plus de mesures pour libéraliser l’économie et moins pour réduire le déficit budgétaire.
« Nous avons suggéré d’aller un peu plus lentement en matière de rééquilibrage budgétaire et d’avancer plus vite, beaucoup plus vite, dans les réformes nécessaires pour moderniser l’économie. Je pense qu’on le verra dans le nouveau programme », disait-il au quotidien grec Katherimini.

Le secteur financier reste sceptique et interprète le montant du nouveau prêt comme un désengagement, face aux 130 milliards d’euros d’argent frais qu’ont promis les partenaires européens d’Athènes.
« Même si ce n’est pas étonnant, c’est néanmoins une nouvelle illustration du fait que le FMI et la communauté internationale, principalement le G20, sont en train d’obtenir satisfaction dans leur désir de voir l’UE jouer un plus grand rôle », écrivait mercredi Simon Watkins, de la firme de conseil aux investisseurs Emerging Money.

AFP _____________

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