FIFM: Marrakech déroule le tapis rouge

FIFM: Marrakech déroule le tapis rouge

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A l’entrée du Palais des Congrès de la cité ocre, une foule nombreuse s’est massée pour voir le défilement des stars du grand écran national et international, qui rehaussent par leur présence un événement artistique qui compte désormais parmi les incontournables rendez-vous du cinéma universel. Les Keanu Reeves, Eva Mendes, Jean Dujardin, Yousra, Gad El Maleh, entre autres, ont suscité les ovations et les cris des cinéphiles et des curieux.

Au son d’une partition de l’orchestre symphonique royal sous la direction d’Oleg Reshetkin, commençait, dans la salle du Palais des Congrès, la cérémonie d’ouverture qui allait vite gagner en émotion avec le vibrant hommage rendu au premier directeur du festival, Daniel Toscan du Plantier, décédé en 2003, qui a largement contribué à la naissance, au développement et à la renommée de la grand-messe de Marrakech.

« Humaniste et homme éclairé », c’est ainsi que du Plantier a été qualifié par Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française, qui a eu la charge de prononcer une oraison à la mémoire de cet homme de cinéma qui, a-t-il dit, a toujours soutenu les artistes et défendu la liberté de création, contre tous les obscurantismes.

Par la suite, M. Toubiana a remis « l’Etoile d’or » à l’épouse du défunt, Mme Melita Toscan du Plantier, actuelle directrice du festival, qui n’a pas pu retenir son émotion en recevant cette distinction. « Nous sommes ici grâce à Sa Majesté le Roi Mohammed VI qui a eu l’ambition d’un grand festival et qui a accordé sa confiance à Daniel (Toscan du Plantier) « , a-t-elle dit, remerciant SAR le Prince Moulay Rachid, président de la Fondation du FIFM, « pour sa confiance, sa créativité et son soutien permanent « .

Le festival est devenu « une aventure magnifique qui fête ses dix ans aujourd’hui », a-t-elle souligné, rendant hommage aux hommes de l’ombre qui mettent en lumière, avec humilité, le talent de tous « .

La cérémonie d’ouverture a été aussi marquée par la présence des présidents des jurys des précédentes éditions et la projection d’une rétrospective de dix années du Festival international du film de Marrakech, qui a donné l’étendue du grand essor qu’a connu cet événement depuis 2001, lorsqu’il était menacé de report à cause des attentats du 11/9, survenus deux semaines avant le déroulement de la première édition.

Le dixième FIFM met en compétition officielle, cette année, 15 longs-métrages des quatre coins du monde pour décrocher « l’Etoile d’or » et consacre, pour la première fois, un concours de courts-métrages, de même qu’il dédie un coup de cœur à la France à travers la projection de 75 productions retraçant 30 ans du cinéma hexagonal, après avoir rendu hommage au Maroc, à l’Espagne, à l’Italie, à l’Egypte, à la Grande-Bretagne et à la Corée du Sud lors des précédentes éditions.

Le jury de la compétition officielle, qui regroupe des artistes de renom, est présidé par le célèbre cinéaste américain John Malkovich, tandis que la présidence de la compétition des courts-métrages (ciné-écoles) a été confiée au réalisateur et scénariste allemand Volker Schloendroff.

« Henry’s crime », un film du réalisateur anglais Malcolm Venville, a ouvert vendredi soir le 10ème Festival international du film de Marrakech (FFIM), qui rendra un hommage au cinéma français, a constaté l’AFP.
Le jury est présidé par l’acteur, réalisateur et homme de théâtre John Malkovich. Il comprend aussi l’actrice égyptienne Yousra, la Honkongaise Maggie Cheung, le réalisateur français Benoît Jacquot et l’Américaine Eva Mendès.

« Henry’s crime », réalisé en 2010 avec l’acteur Keanu Reaves, raconte l’histoire d’un homme qui décide, après sa sortie de prison, de dévaliser la banque devant laquelle il avait été arrêté en empruntant un tunnel qui relie un théâtre voisin à la salle des coffres.

Quinze films, d’autant de nationalités, sont en compétition jusqu’au 11 décembre, dont « When we leave » (Allemagne), « The edge » (Russie), « Rosa Morena » (Danemark), « End » (Espagne), « Beclouded » (Mexique), « Animal Kingdom » (Australie), « A quiet life » (Italie-Allemagne et France).

« Dix ans est plus que l’âge de raison, le festival atteint la maturité à travers son identité sans cesse affirmée, la découvertes de nouveaux talents et la confirmation d’esprits prometteurs », selon Mélita Toscan du Plantier, directrice du FIFM.

Un hommage sera rendu cette année au cinéma français, après le Maroc, l’Espagne, l’Italie, l’Egypte, la Grande-Bretagne et la Corée du Sud, selon les organisateurs.

Plusieurs films français seront ainsi projetés dans des lieux connus de Marrakech, notamment la célébre place Jamâa-El-Fna, consacrée au « patrimoine mondial de l’oralité » par l’Unesco.

Après le succès rencontré l’année dernière par les projections de films destinées au non-voyants et malvoyants, le Festival, qui rendra hommage à des ténors du cinéma mondial et national, a intégré, encore une fois, à sa programmation sept films en audio-description parmi lesquels « La symphonie marocaine « , deuxième production nationale adaptée à cette technique.

Le Maroc produit annuellement une quinzaine de longs métrages et 80 à 100 courts métrages, selon les derniers chiffres du Centre cinématographique marocain, et plus de 15% des films présentés au Maroc sont marocains, derrière les films américains, indiens et égyptiens.

 

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