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Une fois de plus, le festival national du film s’est tenu dans l’indifférence et s’apprête à fermer ses portes encore une fois sur un bilan mitigé et peu convaincant tout comme il l’a été lors de toutes les éditions précédentes depuis sa création dans les années 80.
Vitrine du cinéma marocain et sa production dont  seul mérite est d’avoir augmenté en quantité, l’événement ne draine guère les foules ni les médias spécialisés étrangers qui pourraient y trouver les pépites montrant l’essor de la créativité des cinéastes nationaux à travers des créations originales et l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs.
Tout se passe comme si le festival de Tanger était devenu un passage obligé chaque année; ne se tenant que pour compléter un calendrier. En ce qui concerne la cuvée de cette édition 2016 et mis à part deux ou trois films dont l’un sortira gagnant à coup sur comme l’excellent  » L’Orchestre de Minuit »; le public restera sur faim et sera convaincu que l’argent public est dilapidé sans résultat à travers un fond d’aide qui se fourvoie en distribuant des budgets à des films qui n’en portent que le nom. La conséquence à en tirer au final est que le Centre Cinématographique Marocain a échoué dans sa mission de veiller au décollage du cinéma national et qu’il est grand temps d’assurer au secteur une nouvelle philosophie.
Par Jalil Nouri

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