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La loi sur l’emploi de jeunes domestiques est enfin entrée en vigueur ce jeudi après plusieurs allers-retours au parlement et après l’introduction de plusieurs amendements qui l’ont, vidée, en partie, de sa substance, et fait oublier la bonne volonté affichée par le législateur , au départ. En considérant que le peu vaut mieux que rien, il faut se réjouir de cette avancée, mais faut-il, pour autant, que l’exploitation des mineures relève désormais du passé. Car l’obstacle essentiel n’a pas été levé, à savoir celui des conditions de travail comme celle de la rémunération au smig, la durée des horaires de travail, la liste des travaux ne pas effectuer et l’exploitation, en général des jeunes domestiques, resteront à l’appréciation des employeurs qui ne seront pas d’établir des contrats de travail en bonne et due forme alors que les recours aux inspecteurs de travail pour des enquêtes à l’intérieur des domiciles ne sont pas évidents compte tenu de la non familiarisation des jeunes domestiques avec la loi et compte tenu de l’influence autoritaire de leurs parents plus interclassés par leur modeste revenu qu’ils viennent récupérer que par le strict respect de leurs conditions de travail et le traitement que leur réservent leurs employeurs. Le souci de défendre cette catégorie de personnel de maison se jugera à l’aune du suivi de la loi après son entrée en vigueur et si des campagnes de sensibilisation sont menées pour l’expliquer, seule manière de montrer une réelle prise en compte de leurs intérêts et leurs droits acquis.

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