France: Fouillée, elle porte plainte pour viol

France: Fouillée, elle porte plainte pour viol

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Lors d’un point presse, le Directeur départemental de la Sécurité publique (DDSP), Pierre-Marie Bourniquel, a contesté les accusations portées par l’enseignante pour des faits de viol, assurant qu’il « n’y a pas eu de fouilles des orifices naturels lors de la garde à vue », a-t-il précisé.
La garde à vue « est une procédure qui peut être choquante mais qui est une procédure normale », a déclaré le DDSP.
Dans la nuit du 8 au 9 mai, vers 3H00, Céline Millet, enseignante en lettres et en espagnol, revenait d’une soirée à bicyclette durant laquelle elle avait bu « deux bières et un petit verre de vin blanc ».
A partir de là, les versions divergent. Selon l’enseignante, elle serait tombée en laissant passer la voiture de police puis aurait été insultée par les policiers qui l’aurait alors conduite au commissariat pour la placer en garde à vue.

De son côté, le DDSP affirme que c’est l’enseignante qui, tombée à terre et manifestement en état d’ivresse, « a insulté les fonctionnaires ». « Il y avait un délit d’outrage, de rébellion, plus un délit de conduite en état d’ébriété », a-t-il précisé, pour justifier du placement en cellule de dégrisement.
Divergences également sur ce qui s’est passé à l’hôtel de police : Céline Millet affirme avoir soufflé dans l’éthylotest, lisant une mesure de 0,19 milligramme/litre sur la machine soit un taux en deçà de la limite légale des 0,25 mg/l; selon Pierre-Marie Bourniquel, elle a refusé toute mesure de son alcoolémie.
Céline Millet admet s’être débattue « sans vouloir frapper » les agents, soulignant qu’elle avait « senti une pénétration vaginale », alors qu’elle était plaquée au sol.
Elle prétend qu’elle a été abusivement maintenue en garde à vue pendant 15 heures et qu’elle est « bipolaire » (victime d’une maladie maniaco-dépressive, NDLR), en arrêt maladie au moment des faits. Poursuivie pour outrages, rébellion et violences sur policiers, elle sera jugée le 1er février. De son côté, elle ira porter plainte vendredi pour viol et violences.
« Je veux que mon histoire permette à la réforme de la garde à vue d’aller plus loin », explique Céline Millet, alors que l’Assemblée nationale a entamé mardi l’examen de cette réforme.
Pierre-Marie Bourniquel souligne la concomitance entre cette plainte « pour des faits très graves » s’ils étaient avérés, et l’examen du texte. « Les policiers, eux, ont déposé plainte immédiatement », a-t-il souligné.

 

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