France : une maman voilée interdite de sortie scolaire

France : une maman voilée interdite de sortie scolaire

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L’association vient d’écrire à Luc Châtel, ministre de l’Education nationale, pour lui demander de rappeler la loi et de condamner ces pratiques.

L’affaire remonte au 19 novembre. Sarah* se propose d’accompagner son fils scolarisé en CP lors d’une sortie scolaire. Comme lors d’une précédente tentative un mois plus tôt, elle se heurte à un refus et décide de rencontrer la directrice (qui a refusé de s’exprimer). « Elle nous a expliqué que la loi interdisait aux personnes portant un foulard de participer à ces sorties et que cette position rejoignait ses convictions personnelles », se souvient-elle. La jeune femme, qui a demandé en vain un rendez-vous à l’inspecteur de circonscription, affirme d’autant moins comprendre cette situation qu’elle a déjà participé à des sorties scolaires dans une autre école de Pantin où son second fils est scolarisé, et sans que cela pose le moindre problème. « En 2007, la question s’était déjà posée et, pour y répondre, l’inspection avait tout simplement décidé de ne plus faire appel à des accompagnateurs bénévoles, dénonce Michel Pryszlak, délégué FCPE. C’est pourtant un moyen formidable d’intégrer les parents dans la vie éducative. »

Que dit la loi au juste ? La réponse apportée par Xavier Darcos, ancien ministre de l’Education, et publiée par le « Journal officiel » du Sénat en août 2008, donne visiblement raison à Sarah : « La loi de 2004 qui interdit le port de signes religieux ne s’étend pas aux parents d’élèves intervenant bénévolement dans le cadre du service public de l’enseignement […] Ceux-ci ne peuvent être soumis à aucune réglementation particulière concernant leur tenue » .

Une forme de « zèle »

« Il y a beaucoup de fantasme autour du foulard, regrette la jeune femme. Je suis française, je ne suis pas une fanatique, mais je veux pouvoir vivre ma religion sans être ostracisée. » Marc Bablet, inspecteur d’académie adjoint de Seine-Saint-Denis, reconnaît une forme de « zèle » et de « maladresse » de la part de la directrice, mais laisse le débat ouvert. « Pour le moment, le texte de référence est celui de Xavier Darcos il y a trois ans, mais cette position peut encore changer, détaille-t-il. Ainsi, la Haute Commission à l’intégration vient de rendre un rapport dans lequel elle préconise d’assimiler les parents accompagnateurs sous le même statut que les agents publics, et donc soumis à la loi de 2004. »

* Le prénom a été changé.

Source : Le Parisien – SÉBASTIEN THOMAS | Publié le 05.02.2011

 

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