FUITE DES CERVEAUX : COMMENT Y METTRE FIN

FUITE DES CERVEAUX : COMMENT Y METTRE FIN

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Chaque année, ils sont des milliers à partir avec femmes et enfants alors qu’ils étaient relativement bien installés et disposant de bons postes dans la fonction publique ou le privé. Mûrissant leur décision longtemps à l’avance, ils n’hésitent pas à changer de cieux non pas pour des questions de rémunération mais plutôt parce qu’ils trouvent dans les pays d’accueil un environnement plus propice à leur épanouissement ainsi qu’à celui de leur conjoint et leurs enfants. Il faut dire que les pays qu’ils choisissent ne lésinent pas sur les moyens pour leur faciliter leur réinsertion : facilitations en tous genres, simplification des procédures de naturalisation et d’intégration…tout est fait de manière à montrer que le pays d’adoption sera réellement une seconde patrie.

Ces hommes et femmes qui ont fait ce choix ne le regrettent que rarement d’autant plus qu’ils ont longuement mûri cette décision qui les a poussé à aller exercer leur talent ailleurs. Ce talent, fruit de plusieurs années d’études au pays qui a fait d’eux des profils pointus, n’a jamais été considéré à sa juste valeur à cause du favoritisme qui règne au pays natal. C’est la réponse qui revient souvient pour expliquer ce changement de vie qui s’opère dans des pays où la langue ne doit pas constituer un obstacle pour eux et leur progéniture. D’où leur nombre croissant à choisir la France mais beaucoup plus le Canada malgré les conditions climatiques qui y sévissent. Conditions vite oubliées devant les nombreux avantages offerts en matière de protection sociale et un environnement professionnel favorable à l’épanouissement de l’individu.

Le coût de cette fuite des cerveaux est énorme pour le pays qui a investi dans ces hommes et ces femmes qu’il n’a pas su retenir. Le pire est encore à envisager car ces exilés qui réussissent ailleurs pour la plupart ont tendance à montrer la voie à d es milliers d’autres qui désirent donner un nouveau sens à leur existence et à celle de leur petite famille. Les autorités de tutelle continuent pour leur part à qualifier ce phénomène de mineur et à regarder ailleurs. Aucune solution pour y remédier ne semble se profiler à l’horizon et l’hémorragie peut encore durer pour un pays qui a choisi la politique de l’autruche.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________________

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