Fusillade mortelle dans un hôpital en Allemagne

Fusillade mortelle dans un hôpital en Allemagne

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Quatre personnes sont mortes et trois personnes ont été blessées dimanche, dans une fusillade qui s’est terminée dans un hôpital à Lörrach, une ville du sud-ouest de l’Allemagne située à proximité de la frontière française. Un drame familial serait à l’origine de ce coup de folie, qui a coûté la vie à la forcenée, a révélé lundi la police.

Le drame s’est déroulé en deux actes. Dimanche vers 18 heures, les pompiers ont d’abord été appelés pour une explosion suivie d’un incendie dans un appartement proche de l’hôpital Sainte-Elizabeth à Lörrach. A leur arrivée sur place, ils ont entendu des coups de feu et vu une femme armée sortir de l’immeuble et se rendre à l’hôpital voisin.

Dans sa fuite, la forcenée, qui serait une avocate de 43 ans, tire sur deux passants qui sont grièvement blessés. A l’hôpital, elle fait irruption dans le service de gynécologie, abat un aide-soignant et atteint sérieusement au genou un policier, qui n’était pas en service au moment du drame. Puis, l’auteur des coups de feu se retrouve face-à-face avec la police. Après plusieurs tirs de sommation, les forces de l’ordre finissent par l’abattre.

La fusillade fait resurgir le souvenir du drame de Winnenden

Pendant ce temps, les pompiers trouvent dans l’appartement de l’avocate les cadavres d’un homme d’«âge moyen», son ex-compagnon, et celui de leur petit garçon de 5 ans. Les premières constatations policières laissent à penser qu’ils n’ont été tués ni par l’explosion ni par l’incendie, car ils présentaient des blessures par arme à feu. La police ignore encore pour quels motifs cette femme est passée à l’acte.

La fusillade dans l’hôpital a aussitôt évoqué le souvenir de la tuerie qui avait fait 16 morts en mars 2009 à Winnenden, qui se trouve comme Lörrach dans l’Etat régional du Bade-Württenberg. A Winnenden, un garçon de 17 ans avait ouvert le feu dans son école avec un pistolet 9 mm, tuant 9 camarades et 3 professeurs avant de s’enfuir. Lors de sa brève cavale, il avait abattu trois autres personnes, avant de finalement se suicider. Le procès de son père, accusé de négligence pour avoir laissé son arme à la portée de son fils, s’est ouvert lundi dernier à Stuttgart.

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