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Les propos racistes tenus par le chef de cabinet de Bouteflika et d’autres responsables algériens n’étaient en fait que l’arbre qui cache la forêt. Le gouvernement de ce pays compte bien utiliser les migrants clandestins subsahariens comme boucs émissaires pour faire oublier la gestion calamiteuse de l’état qui a conduit ce pays à la ruine après avoir entièrement pompé les fruits de la manne pétrolière, placés dans les paradis fiscaux. Aujourd’hui, c’est bel et bien une chasse odieuse à l’homme noir qui s’organise à travers toute pays avec officiellement pour cible, dans une première étape, les subsahariens en état de déshérence, squattant les espaces publics ou surpris en train de demander l’aumône dans la rue. Dans une seconde étape, ce sont les femmes accompagnées de leurs enfants en bas age et se promenant seules qui seront embarquées, sans ménagement ni recours, vers des destinations inconnues. Entassées dans des moyens de transport de fortune, sans nourriture et dépossédés de leurs maigres économies, ces « pestiférés » seront parqués comme des bêtes sauvages dans des camps, loin des villes, avant d’être jetés hors des frontières avec ordre aux autorités de leurs pays respectifs de ne plus les laisser revenir en Algérie, leurs nom figurant sur une liste noire.Ne craignant plus les condamnations internationales pour ce comportement inhumain, les autorités algériennes pourront ainsi faire diversion et satisfaire les appels à « l’épuration ethnique » d’une partie de leurs concitoyens dans ce qui s’apparente à la plus grande vague raciste anti-noirs en Afrique du Nord.

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