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L’attente aura duré deux mois et l’accouchement ne sera pas difficile. Quelques jours encore, probablement dès le retour du roi, et l’on saura qui viendra remplacer les quatre ministres limogés par le souverain mais d’ores et déjà l’on a la certitude qu’il n’y aura pas de remaniement élargi, que les mêmes partis dont les ministres ont été remerciés conserveront leurs portefeuilles et qu’il n’y aura donc pas d’entrée de l’Istiqlal au gouvernement.
Très prudent, comme à son habitude, le chef de l’exécutif, a préféré de ne pas faire tanguer son navire de crainte de le faire échouer.
Ainsi, les formations, comme le RNI et le Mouvement Populaire, un temps soucieux de renforcer leur présence à la tête de départements stratégiques devront se contenter du statu-quo et revoir leurs ambitions à la baisse au nom de la solidarité de la majorité et de l’équilibre des forces.
En sursis avec les déboires de ses ministres limogés, le PPS se maintiendra au gouvernement et aux postes importants qu’il occupait à l’habitat et à la santé, bien que les profils choisis pour les remplacer ne sont pas du même calibre. Mais rien ne dit qu’au prochain remaniement élargi, cette formation continuera à faire partie de la coalition et de la majorité. Encore une fois et en fin tacticien, Saad Eddine El Othmani n’est pas tombé dans le piège de longues tractations politiciennes, un traquenard qui a emporté son prédécesseur et mis fin à sa carrière politique.
Par Jalil Nouri
Actu-maroc.com

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