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Le patron de la gendarmerie royale, le général Housni Benslimane, ne plaisante pas avec la réputation de ses effectifs. Il vient de le montrer avec une campagne sans précédent menée, tambour battant, aux quatre coins du pays suite à de nombreux rapports mettant en cause la rigueur des éléments de la gendarmerie dont des hauts gradés qui se seraient rendus coupables de faits délictueux.
Mais la région la plus visée par les décisions du Général Benslimane, reste celle des provinces sahariennes, particulièrement celle située à la frontière avec la Mauritanie, connue pour être le point de passage de trafics en tous genres notamment celui des cigarettes de contrebande, des voitures volés, de la drogue et des migrants.
Stratégique et sensible, cette zone très souvent citée dans des affaires troubles méritait bien un tel ménage d’autant plus que le risque terroriste est de plus en plus susceptible de s’y rapprocher en provenance du Sahel devenu un sanctuaire des groupes extrémistes qui s’y sont repliés.
Indépendamment de cette région où de lourds soupçons pèsent sur des gradés dans différentes affaires peu reluisantes pour l’image de la gendarmerie défendue avec force par le général Benslimane, d’autres révélations de trafics dans le nord du pays ont poussé ce dernier à procéder à de nombreuses mutations et révocations à une cadence et dans des proportions inhabituels.

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