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La brigade de lutte contre les crimes financiers, relevant de la police judiciaire française, vient d’ouvrir une enquête sur le détournement de fonds destinés à la construction d’une mosquée marocaine à Mantes-la-Jolie, en région parisienne.

Une affaire au parfum de scandale, qui vient de secouer le chantier de construction de l’une des plus grandes mosquées de France, voire d’Europe, avec des fonds publics marocains. «La brigade de lutte contre les crimes financiers, relevant de la police judiciaire française, ouvre une enquête sur le détournement de fonds de dizaines de millions d’euros destinés à la construction d’une mosquée marocaine à Mantes-la-Jolie, en banlieue parisienne», dévoile en effet Assabah, dans son éditon de ce mercredi 25 mai.

L’élément déclencheur de cette affaire: une lettre anonyme qui a débarqué sur le bureau du procureur de Paris, mettant en cause des membres d’une association locale baptisée Association Othmane Ibn Affane, révèle encore Assabah.

«Des éléments de la police judiciaire ont procédé à l’audition de plusieurs membres de ladite association au sujet d’un détournement présumé de plusieurs millions d’euros alloués par le ministère des Habous et des affaires islamiques, ainsi que par des mécènes particuliers», indique la publication, précisant que le ministère marocain de tutelle est entré en lice dans cette affaire aux relents de scandale.

Pour précision, la tâche de construction de ce lieu de culte avait été confiée, au mois de juillet 2015, à l’association incriminée, qui n’aurait d’ailleurs pas honoré ses engagements. Et pour cause! Une bonne partie des fonds alloués par le ministère d’Ahmed Toufik, ainsi que ceux octroyés par 5.000 donateurs, s’est évaporée, occasionnant ainsi une perte en termes d’argent et de temps incommensurable.

Ce scandale polarise l’attention des médias français, relève Assabah, qui se fait l’écho d’une rencontre, en janvier dernier, entre une délégation de l’association et des responsables du ministère des Habous, qui s’est engagé à financer la partie restante de la mosquée et à pourvoir le lieu en prédicateurs formés au Maroc.

Seulement, ce n’est pas ainsi que les exécutants l’auront entendu. La tentation de l’argent facile aura été plus forte que le désir de servir la foi du commun des fidèles. Le dernier mot revient dans cette affaire à la justice, appelée à sévir avec d’autant plus de vigueur qu’il s’agit ici d’un lieu de culte.

LE360

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