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N’était-ce la double célébration ce mois de novembre des fêtes nationales de la « Marche Verte » et celle de l’ « Indépendance » le 18 novembre, les syndicats auraient déjà lancé leurs adhérents sur les avenues des grandes villes du pays. Mais le gouvernement et son chef, Abdelilah Benkirane, qui est leur première cible, ne perdent rien à attendre car la promesse des 4 principaux syndicats sera tenue dans les prochaines semaines après leur réunion de cette semaine qui leur a permis de définir leur stratégie de rentrée avec ces deux temps forts.

Le premier est une grève nationale tous secteurs confondus y compris les plus névralgiques dont la date n’a pas encore été retenue mai qui aura lieu certainement avant la fin de cette année. L’autre action de grande envergure prévue, la première du genre depuis l’arrivée des islamistes aux affaires, sera une grande marche de protestation à l’échelle nationale contre le chef du gouvernement, prévue pour la fin de ce mois, le temps de la préparer.

Le chef du gouvernement est ainsi prévenu, tant qu’il n’aura pas fait de concessions majeures ni montré des signes de conciliation sur le droit de grève et la réforme des retraites, les syndicats lui promettent les moments les plus difficiles de son mandat jusqu’à sa fin.

Pour une fois, un consensus a pu être dégagé autour de cette stratégie syndicale qui s’oriente vers un durcissement et la fin du dialogue social après quepeu de résultats tangibles ne soient sortis de ses différents rounds, un dialogue toujours au point mort.

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