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Comme ils s’étaient engagés à le faire après en avoir retenu le principe la semaine dernière, les quatre plus syndicats du Maroc ont décidé d’une grève générale le 24 février prochain, la deuxième depuis quelques mois; ) la seule différence que celle-ci est appelé à toucher le secteur privé et les professions libérales en plus du public dont ils veulent bloquer tous les services et les collectivités territoriales. Le gouvernement en sera fortement déstabilisé et en prendra pour son image déjà bien écornée par la dégradation du climat social. Du reste, ces syndicats comptent bien porter leur doléances devant les instances internationales en charge des droits des travailleurs comme l’OIT, l’organisation internationale du travail.
Cette nouvelle montée des périls sur le front social vient empoisonner les derniers mois du mandat de l’actuel gouvernement auquel les centrales syndicales reprochent sa politique de gel des réponses ) leurs revendications qui ne touchent pas seulement les hausses des salaires et le droit de grève mais également l’accès à un système de santé égalitaire; le droit à une éducation de qualité et des conditions de vie meilleure en générale sans parler de la nécessité de revoir l’identité et le statut des interlocuteurs pour une reprise du dialogue social au point mort;en clair éviter tout discussion avec Benkirane.
Mais le principal cheval de bataille restera jusqu’au dernier jour du mandat gouvernemental, la réforme des retraites à laquelle ils s’opposeront de toutes leurs forces jusqu’au bout, quitte à appeler à d’autres grèves générales au cout énorme pour l’état.

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