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Les syndicats, du moins les plus importants du pays, réunis dans un comité de coordination se rappellent au bon souvenir de Benkirane et de leurs adhérents après avoir donné l’impression d’avoir été mis devant le fait accompli dans la question de la réforme des régimes de retraite.

C’est loin d’être le cas, et avant même la formation du prochain gouvernement, les syndicats annoncent la couleur pour 2017 et ressortent leur cheval de bataille contre cette réforme qu’ils ont eu du mal à bloquer au parlement, y laissant une grande part de leur crédibilité et de leur degré de mobilisation.

Ce n’est que partie remise car les « festivités » vont pouvoir recommencer après du 14 décembre prochain avec la paralysie annoncée de tous les secteurs publics et une marche nationale à Rabat, le jour même de cette grève qui devrait donner le ton à un programme de revendications étalé sur plusieurs mois jusqu’à l’abrogation de cette réforme, entrée déjà en vigueur depuis le mois d’octobre dernier.

Cette décision de faire sortir les travailleurs dans la rue et geler l’activité dans les services publics pour provoquer la colère générale des citoyens, se veut un message clair adressé au prochain gouvernement.

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