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Chose promise, chose sur l’agenda des syndicats , ou du moins cinq des plus importants d’entre eux qui annoncent une grève générale le 31 mai prochain dans tous les secteurs du public et du privé.

Ce sera la troisième du genre pour défier le gouvernement Benkirane et surtout pour lui faire payer son refus d’accorder des hausses de salaires et autres gestes en faveur des travailleurs. Cette grève générale est le point d’orgue d’une série de mouvements de protestation prévus pour les prochains moins selon un calendrier allant jusqu’aux élections du mois d’octobre prochain, chose inhabituelle durant l’été.

Les syndicats entendent ainsi priver le parti islamiste du chef du gouvernement d’une victoire au scrutin en faisant monter la tension dans la rue comme lors du ramadan avec des marches nocturnes de protestation dans toutes les villes du pays.

En mal de propositions susceptibles de répondre aux revendications des syndicats, le gouvernement qui y a opposé une fin de non recevoir ou des gestes peu significatifs, ne craint pas l’épreuve de force et n’exclut pas des passages en force au niveau législatif pour faire passer ue mesure aussi impopulaire que la réforme des retraites à laquelle les centrales s’opposent de toutes leurs forces.

En attendant, ces grèves générales ont déjà porté des coups sérieux à une économie déjà bien mal en point.

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