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Deux syndicats du secteur de la médecine privé ont mis leurs menaces à exécution puisque de nombreux cabinets seront fermés ainsi que des cliniques à travers tout le royaume ce jeudi 30 mars comme annoncé par des banderoles reprenant le slogan de ce mouvement qui en appelle au respect de la dignité pour tous ceux qui opèrent dans ce secteur et dont la situation sociale n’a pas cessé de se dégrader au fil des dernières années.

L’une des principales revendications reste la couverture médicale inexistante pour les médecins du privé, non pas par mauvaise volonté des pouvoirs publics, mais en raison du retard pris par l’adoption de l’AMO, l’Assurance Maladie Obligatoire, qui, curieusement les exclue pour l’instant du système tout comme ils sont privés de retraites décentes et de toutes ressources pour leurs ayant droits en cas de décès.

Les revendications ne s’arrêtent pas là, car côté cliniques privées, ce sont les barèmes tarifaires affichées par ces dernières et imposés par la tutelle qui sont remis en question et pour lesquels une révision urgente est demandée pour ce qui concerne la convention nationale de l’AMO et plus particulièrement le tarif national de référence qui n’a pas été révisé depuis 2006 alors qu’il est prévu dans les textes encadrant le secteur qu’ils soient revus à la hausse tous les trois ans.

Médecins et cliniques du privé refusent d’opter pour un bras de fer pour la satisfaction de leurs revendications, mais gardent sous le coude, l’option d’un durcissement de leur mouvement s’ils ne sont pas entendus.

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