Maison A la une Grosse déprime des clubs de Botola Pro.

Grosse déprime des clubs de Botola Pro.

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La face cachée de l’insoutenable misère de notre foot..

En perfusion depuis quelques temps où peut être même depuis presque toujours,  notre football est il en train de foudre le camp!?

Entre l’inflation sur la valeur des joueurs,  la masse salariale et les recettes dérisoires engendrées par la billetterie et les joueurs et les entraîneurs qui ne sont pas payés depuis des mois,  il est de plus en plus évident que nos clubs n’arrivent plus à s’en sortir financièrement.
La grosse déprime des clubs de Botola Pro est une incroyable faillite qui ne dit pas son nom.
On a très souvent accusé, à tord ou à travers,   le football marocain d’engloutir trop d’argent, mais certains énergumènes , agents et intermédiaires,  qui s’en mettent plein les poches seront certainement les derniers à s’en plaindre.
Et le récent cri d’alarme lancé sur les ondes par Mhamed Fakhir est un bien retentissant aveu d’échec , de désespoir et d’impuissance à l’encontre de tous les concernés.
« Dix primes non payées et trois salaires . L’argent ne rentre plus dans les caisses. Des dirigeants introuvables et aux abonnés absents »
Tout cela n’est pas très sérieux et pas drôle du tout.
Entre les équipes qui sont de véritables « sans stade fixe » depuis un moment déjà comme le Wydad et le Raja et celles qui jouent à domicile mais presque sans public comme le KACM et à un degré moindre le FUS qui lui , pour sa part,  a cet avantage de ne pas compter du tout sur les recettes de ses matchs au stade Moulay El Hassan.
Il y a aussi le CRAlhouceima qui n’en peut plus de supporter une cadence infernale de déplacements très épuisants et qui de plus,  ne laissent que très peu de temps aux entraînements,  à la récupération et à la préparation.
La JSKT s’est séparé de manière scandaleuse -et cela n’est pas nouveau chez nous- de son entraîneur …pour un flagrant manque d’argent!
On a décrété le professionnalisme et on a improvisé une Botola pro avec les moyens de bord mais aujourd’hui nos clubs n’arrivent plus à s’en sortir.
Le Wydad et le Raja n’en peuvent plus .Les deux clubs Casablancais sont à genoux et presque en faillite puisque lourdement endettés et déficitaire .
Il n’y a pas de professionnalisme à crédit avec des clubs qui sont des fond de commerce qui ne rapportent pas un sou..
.A part l’argent de la fédération et celui des droits de retransmission , il y a également des millions de dirhams de deniers publics alloués par les conseils communaux , préfectoraux et régionaux et sur lesquels il n’y a aucun contrôle de la part des pouvoirs publics.
Les cahiers de charges des clubs professionnels ne sont pas toujours respectés ou bien alors de manière complaisante,  alors on ne vous dit l’état de la comptabilité des clubs et la manière avec laquelle elles sont gérées.
Il s’agit d’un véritable raz le bol général. Et l’on ne sait pas si les dirigeants de clubs ont beaucoup de mérite pour continuer à exercer dans ces désastreuses conditions ou s’il s’agit de charlatans et d’incompétents qui arrivent toujours à trouver leur compte dans la tourmente de cette grande vadrouille. Entre nous , honnêtement il y a un peu des deux .
Les clubs de Botola Pro sont en train de crier au secours et de hurler leur désespoir et leur détresse.
Depuis le temps que cela dure, il serait urgent peut-etre de réfléchir à des solutions durables.
On a honnêtement beaucoup de mal à croire que nos clubs ne sont  que des  » associations de bienfaiteurs » !
Sinon , pourquoi les intéressés laissent à la FRMF le soin de régler les impayés concernant les salaires des joueurs et des entraîneurs en prélevant à la source sur les budgets de l’an prochain.

Hafid Fassi Fihri

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