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Une bataille ouverte ces derniers jours à la tête du PJD entre le chef de cette formation Abdelilah Benkirane et l’un des prétendants les plus en vue à la succession de ce dernier, le ministre de l’équipement Aziz Rebbah, n’est pas pour arranger les affaires du parti islamistes à quelques semaines des élections législatives pour lesquelles le PJD vise la première place.

Tout a commencé quand le premier a reproché au second d’avoir assisté à un événement qu’il avait décidé de boycotter car devait y être présent le rival du PAM, Ilyas el Omary en sa qualité de président de la région de Tanger-Al Hoceima. Aziz rebbah a répondu sèchement qu’il était libre de ses mouvements d’autant plus qu’il était tenu d’y assister en sa qualité de ministre. La goutte a fini par déborder du vase après que les choses se soient envenimés le week-end dernier quand Benkirane a promis à son nouvel ennemi juré au cours d’un meeting des jeunes du PJD tenu à Agadir, que son sort était scellé et qu’il devait s’attendre à des sanctions. En d’autres termes qu’il ne pourrait plus aspirer à faire partie d’un deuxième gouvernement dirigé par leur parti en cas de victoire aux élections.

L’affaire a pris une telle proportion, que le ministre Aziz Rebbah, qui dirige la ville de Kénitra, a déjà perdu toute chance de proposer ses propres candidats au scrutin.

Par Jalil Nouri

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