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Suite à une décision du ministère de la justice sollicité par celui de l’intérieur, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, vient de passer deux longues heures dans les locaux de la préfecture de police à Rabat pour répondre aux questions des enquêteurs sur la publication par le site de sa formation d’accusations faisant état de l’assassinat par des forces occultes au sein de l’appareil d’état de deux responsables politiques, Ahmed Zaidi en rupture de ban avec l’USFP et l’islamiste Abdellah Baha, ancien bras droit du chef du PJD , Abdelilah Benkirane, tous deux morts accidentellement, selon la version officielle, à dates différentes près du fleuve Cherrat dans la région de Rabat.

Avant cette accusation aussitôt retirée, le même Chabat avait insinué sur une chaîne de télévision étrangère qu’il courait le même risque d’être assassiné, ce qui à l’époque n’avait pas suscité le même tollé. Ces doubles accusations d’une extrême gravité de la part d’un responsable politique dont les enquêteurs chercheront à identifier les personnes visées par le leader de l’Istiqlal, risquent de valoir à ce dernier une lourde peine de prison de même qu’il risque de perdre son poste de chef de parti à l’issue du congrès de sa formation à la fin du mois de mars.

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