PARTAGER

Le chef de l’Istiqlal doit se rendre à l’évidence et constater qu’il a perdu tout contrôle sur son parti. Le ministère de l’intérieur vient de lui asséner ces derniers jours et coup sur coup deux mauvaises nouvelles qui risquent de lui faire quitter le gouvernail de sa formation avant l’heure annoncée de son départ.

La première concerne la validation de l’élection d’un nouveau secrétaire général à la tête du syndicat de l’UGTM, proche du parti de l’Istiqlal et qu’il a lui même dirigé de près comme de loin. Le nouvel élu qui est considéré comme très proche du clan anti-Chabat a fait un passage en force pour ravir le poste à un proche du chef de l’Istiqlal qui se voit privé désormais d’une arme efficace pour en rester à sa tête. En validant cette élection, le ministère de l’intérieur pousse encore plus Hamid Chabat vers la sortie d’autant plus qu’une autre décision est venue sceller sa chute , dans la foulée, à quelques jours d’intervalle. Un audit des comptes du parti et du syndicat a été ordonné, preuve que l’homme doit s’attendre aux pires heures de sa carrière politique et syndicale, déjà bien entamées depuis des semaines avec le réveil d’un front ouvertement hostile à sa présence à la tête du parti et de sa gestion du syndicat qu’il effectuait en sous-main.

Trop de difficultés pour un seul homme, déjà fragilisé par des scandales à répétition, depuis que son immense richesse a été dévoilée dans la presse.

Commentaires