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Le parti de l’Istiqlal aborde les élections législatives du 7 octobre prochain sans trop d’ambitions mais avec le souhait d’intégrer le prochain gouvernement, en cas de victoire des islamistes du PJD, après une première rupture encore dans les esprits.

Pour son retour aux affaires, le parti de Hamid Chabat a ménagé le chou et la chèvre tout le long de ces derniers mois et est allé jusqu’à la compromission en ce qui concerne le vote sur la réforme du système des retraites en guise de signe de bonne volonté. Mais ce geste reste insuffisant car il devra prouver son importance sur l’échiquier politique avec des scores le plaçant en position de force pour négocier les postes ministériels ce qui n’est guère gagné d’avance. Mais Hamid Chabat se voit reprocher par certains pontes d’avoir affaibli l’Istiqlal, la meilleure preuve étant la perte de la ville de Fés aux dernières communales. Une réputation aggravée par les accusations d’un député qui le soupçonne d’avoir reçu de l’argent pour la désignation de candidats comme têtes de listes aux élections. Sans parler des réunions du comité exécutif de la formation toujours boudées par ses principaux membres. De quoi semer le doute au point que le chef du parti ne s’est pas encore prononcé lui-même sur sa propre candidature de peur de recevoir un nouveau camouflet.

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