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Le leader de l’Istiqlal, Hamid Chabat, qui a déjà un pied en dehors de sa formation, compte jouer son va-tout alors qu’il est assuré de perdre son poste lors du prochain congrès. Fragilisé et déstabilisé par sa perte de terrain et sa chute politique programmée depuis ses derniers déboires, il ne peut même plus compter sur ses plus fidèles soutiens, les membres de sa garde rapprochée, un trio composé d’Abdelkader El Kihel, son ancien bras droit, Abdellah Bekkali, le directeur du journal arabophone de l’istiqlal et Adil Benhamza, son porte-parole qui, tous les trois, ont décidé de ne plus se montrer avec lui, devant son insistance à continuer à vouloir briguer un troisième mandat auquel il avait publiquement renoncé, pourtant. Hamid Chabat sait pertinemment qu’il ne pourra pas décrocher ce mandat déjà promis par la formation à son successeur désigné, Nizar Baraka, mais il compte faire monter les enchères pour son départ, en exigeant les clés du syndicat, l’Ugtm, qui vient de se doter d’une nouvelle direction, démocratiquement, un choix que Hamid Chabat lui conteste, en tant qu’ancien secrétaire général. Hamid Chabat reste persuadé que sans cet échappatoire, il ne lui restera plus qu’à prendre sa retraite politique anticipée, après une expérience peu glorieuse en tant que chef de parti. Ceux qui viennent de le lâcher sans bruit ont préféré la proie à l’ombre en préservant leur place au sein du comité exécutif.

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