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Le parti de l’istiqlal ne se berce plus d’illusions: s’il veut remporter les élections législatives de 2016, il se doit de se doter d’une nouvelle direction capable de lui redonner sa force d’antan, car avec son actuel chef, Hamid Chabat, cela ne sera guère possible. Le comité exécutif a tiré cette semaine les leçons des mauvais résultats obtenus le 4 septembre dernier aux communales et régionales et à décidé d’appeler à la tenue d’une réunion extraordinaire du parlement du parti, le Conseil National, entre le 25 et le 27 novembre, la seule instance habilitée à procéder à l’élection d’un nouveau leader.

Depuis que nombre de ses partisans ont rejoint les rangs de ses adversaires, Hamid Chabat sait que ces jours sont comptés à la tête du parti et que seule compte pour lui à présent, une sortie honorable avant une retraite politique. Il aura à assumer, seul, sa chute après la déroute électorale de son parti et surtout aussi ses décisions unilatérales d’avoir quitter le bateau gouvernementale avant de tenter récemment un rapprochement avec les islamistes avant de revenir une nouvelle fois sur sa décision et d’annoncer une rupture définitive avant même que la nouvelle lune de miel n’ait commencé.

Autant Hamid Chabat avait été par le passé un leader syndical écouté et suivi,capable de galvaniser les foules, autant il a échoué dans la gestion de son parti et des relations avec ses alliés, déroutant aussi bien la base que le sommet de sa formation qui se cherche à présent un commandant de bord de nouvelle génération. Ce ne sont as les candiadats de valeur qui manquent pour cette succession annoncée et forcée.

Par Jalil Nouri

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