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Le ministre de l’éducation nationale sortant, Mohammed Hassad, ne finira pas le travail entamé ces derniers mois, pour redorer le blason de l’école publique, puisqu’il vient d’être limogé par le roi pour des faits remontant à son ancien mandat de ministre de l’intérieur dans le précédent gouvernement.
De l’avis général, Mohammed Hassad avait sa mission à cœur et promettait des changements encourageants avec les premières mesures réalisées sur le terrain en très peu de temps à la tête du département de l’éducation nationale avant qu’il ne soit contraint de partir.
Deux jours après, deux études publiées l’une par l’ONDH, l’Observatoire National pour le Développement Humain et une seconde par l’Unesco, sonnent la fin de l’enseignement public, en raison des retards accumulés et des disparités, au profit d’un enseignement privé dont le niveau ne cesse de grimper pour attirer de plus en plus de parents, de quoi vider les classes de l’éducation nationale dans une courbe irréversible menaçante..
Hassad qui avait commencé à ouvrir le dossier des manques d’infrastructures dans les écoles, ne savait probablement pas , avant de partir, que 50% des élèves du public n’ont pas accès aux toilettes, comme révélé dans l’une des études, un chiffre effarant qui s’ajoute à d’autres, tous aussi éloquents, qui nous informent que 58% des établissements manquent d’éclairage et d’hygiène alors que 36% des élèves n’ont pas accès aux outils didactiques. Ajoutons que plus de 200 écoles ont fermé leurs portes ces dernières années au lieu d’ouvrir, de quoi rendre ce tableau encore plus sombre.
Par Jalil Nouri

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