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Un feu de critiques qui n’est pas prêt de s’éteindre accompagne ces
jours-ci, la diffusion à la télévision d’une série de sketchs de
l’humoriste Hassan El Fad pour sensibiliser, à travers la dérision,
les conducteurs sur les risques d’accidents.
Il n’y a pas que la qualité du rire au second degré ni l’absence de
persuasion dans le procédé qui font jaser aujourd’hui.
Il y a d’abord le montant jugé excessif atteignant les 4 millions de
dirhams accordé au comédien pour cette prestation. De plus, le marché
aurait été conclu sans appel d’offres entre l’artiste et le comité
national de prévention des accidents, ce qu’interdit la loi, chose
d’autant plus illégale que le cachet a été attribué au nom d’El Fad à
titre individuel et non à une société de production. Ceci pour relever
que ce dernier n’a pas payé de taxe ni tout autre impôt sur le montant
perçu.

Mais la polémique ne s’arrête pas là puisque les critiques font
remarquer que l’artiste aurait normalement du prêter son talent à une
cause d’intérêt national à titre gratuit et se porter volontaire pour
cette cause comme l’a fait l’acteur de cinéma Said Taghmaoui qui s’est
engagé sur une durée de trois années à titre bénévole au profit des
campagnes de sensibilisation contre les accidents de la route. La côte
de popularité de Hassan El Fad ne sortira pas intacte de cette affaire
ni des accusations d’avoir quitté le pays pour s’installer au Canada,
afin de ne pas s’acquitter de ses impôts très élevés en raison des
cachets exorbitants perçus ces dernières années pour ses ses
apparitions dans les publicités.

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