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Le procès de Hind Al Achchabi, une personnalité du monde des affaires et des médias,
aura marqué incontestablement les esprits en raison du jugement sévére et injuste,
d’après ses avocats, prononcé à son égard par les tribunaux de Rabat : 3 ans de prison
réduit à deux en appel.
Un verdict qui fera date pour les droits bafoués de l’accusée et les nombreuses
irrégularités remarquées. Au delà du fait que l’accusation d’adultère n’est pas recevable
puisque l’accusée s’était remariée une fois divorcée avec le plaignant, un diplomate
kowetien, et qu’elle a eu deux petites filles de son deuxième mari marocain et au delà du
fait que le plaignant a attendu presque deux ans et demi pour porter une accusation
d’adultère présumée, l’opinion publique a ouvert un autre débat à travers cette affaire,
elle estime qu’un procès pour adultère non avéré condamnant aussi lourdement une mère
sortant d’un accouchement n’a pas lieu d’être en appelant à la révision du procès et la
libération immédiate de la femme injustement condamnée et séparée de ses enfants déjà
neuf mois après sa détention.
L’affaire reste en jugement au cassation et l’accusée ne cesse de clamer son innocence et
dénoncer les failles de son procès dont voici quelques points saillants livrés par sa
défense:

– La police judiciaire a procédé à l’interrogatoire de l’accusée alors qu’elle se trouvait à la clinique pour son accouchement avec césarienne.

– Le test ADN demandé par le plaignant a été alors effectué sur son nouveau né qui se trouvait dans une couveuse.

– La fermeture des frontières à son encontre a été décrétée aussitôt la plainte déposée.

– Au cours du procès, le tribunal a refusé d’entendre l’avocat kowétien mandaté par Hind El Achachabi pour présenter des documents à charge comme il a également refusé d’entendre les témoins venus spécialement des Etats-Unis pour attester avoir entendu le plaignant parler devant eux du divorce.

– L’acte de mariage établi au Koweit entre l’ex-mari Kowétien et Hind El Achchabi n’a aucune valeur juridique aux yeux de la loi marocaine puisqu’il a été conclu en l’absence du tuteur de l’épouse et plus grave encore il a été conclu selon l’obédience Chiite non reconnue au Maroc raison suffisante pour laquelle cet acte de mariage n’a jamais été homologué par les tribunaux marocains.

– Le plaignant Kowétien n’a jamais été entendu ou convoqué par ces tribunaux malgrè les demandes repétées de la défense de l’accusée.

– En appel, l’accusée Hind El Achchabi s’est déclarée prête à assumer tout verdict quelque soit sa gravité à la seule condition que le plaignant vienne prêter serment devant la cour et déclarer qu’il n’a jamais divorcé de son épouse. Ce dernier ne viendra jamais durant tout le procès ni en première instance ni en appel.

– L’Ambassade du Koweit au Maroc s’est portée partie civile dans cette affaire pour influencer, avec tout son poids, la justice marocaine en violation des règles
diplomatiques pourtant le tribunal en question a accepté qu’elle se constitue partie civile.

– L’Ambassade du Koweit a toujours voulu ignorer le fait que Hind Al Achachabi également de nationalité Kowétienne, qu’elle se devait de l’assister au même titre que son ex-mari le diplomate ou au minimum ne pas prendre partie dans ce conflit conjugal.

– Le tribunal de première instance ainsi que celui de l’appel ont refusé la demande déposée par la défense de l’accusée pour éclairer la cour avec l’avis du conseil des oulamas, confirmant la non conformité de l’acte de mariage entre le diplomate Kowétien « Chiite » et Hind Al Achchabi « Sunnite-Malikite ».

-A la surprise générale, Hind Al Achchabi s’est vue, chaque fois, refuser la liberté
provisoire malgrè toutes les garanties présentées, emprisonnée au lendemain de son accouchement. Elle n’a cessé de clamer son droit à allaiter son nouveau né. La justice est restée sourde à ses appels.

Un comité de soutien https://www.facebook.com/soutienahindelachchabi s’est constitué  sur les réseaux sociaux pour défendre le droit de Hind El Achchabi à avoir un procès juste et équitable, loin de toute influence d’une partie étrangère sur la justice marocaine et qui la prive en la condamnant sans preuves établies et en la privant aussi de son droit de mère à être auprès de ses enfants dont un nouveau né qu’elle n’aura pas revu depuis son accouchement. Une détention qui l’aura privé également de gérer ses affaires avec un coût financier et social importants pour l’avenir de son groupe d’entreprises.

En guise de conclusion il faut retenir les propos livrés à actu-maroc par le père de
l’accusée :  » Ma fille, Hind, a toujours mis les intérêts de la nation avant les siens, elle est triste aujourd’hui de se sentir inutile en prison après avoir été privée de
continuer à participer au développement de son pays comme elle l’a toujours fait en application des orientations royales. » Et de poursuivre « Notre tristesse est encore plus grande d’être convaincu que ce n’est pas la justice marocaine qui a jugé ma fille mais c’est bel et bien son ex-mari, le diplomate kowétien, qui l’a, lui-même, condamné à cette peine de prison poussant une femme honorable, patriote, possédant de multiples qualités et valeurs, qui aime son roi et sa patrie, à croupir dans une prison, dans un grand état de désaroi au lieu de servir comme ambassadrice de son pays à travers le monde, un rôle qu’elle a toujours accompli admirablement avec générosité et abnégation. »

Par Jalil Nouri

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