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Le président français François Hollande a déclaré mercredi que « des actes terroristes » avaient été déjoués « cette semaine » en France, en marge d’un déplacement à Marseille (sud) avec le président mexicain Enrique Pena Nieto.

« Cette semaine, nous avons également prévenu des actes terroristes qui auraient pu être produits », a déclaré le président français, qui était interrogé sur des explosions apparemment criminelles survenues mardi sur un site pétrochimique proche de Marseille. « Le ministre de l’Intérieur (Bernard Cazeneuve) fera une communication demain (jeudi) à cet effet », a-t-il indiqué.

Selon une source proche du dossier, quatre personnes qui avaient au moins un projet d’attentat, ont récemment été interpellées. De « profil islamiste », ils visaient notamment une cible en province, a ajouté cette source sans autre précision.

Le ministre de l’Intérieur a indiqué mercredi que les explosions et incendies sur le site pétrochimique sont dues à « un acte criminel, dont la motivation n’est pas établie » à ce stade.

« Nous ferons tout pour connaître les circonstances de ce qui s’est produit et les auteurs » qui « seront pourchassés, retrouvés et condamnés », a assuré François Hollande. Il a annoncé avoir fait renforcer la sécurité sur tous les sites industriels sensibles.

Le 7 juillet, des explosifs et des détonateurs avaient été dérobés sur un site militaire de stockage, à une trentaine de kilomètres du site pétrochimique visé par l’attentat de mardi. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait dénoncé une « défaillance grave ». Les enquêteurs ont estimé mercredi qu’il était trop tôt pour établir un rapprochement entre ce vol et les explosions sur le site pétrochimique.

Alors que la France garde la mémoire des attentats jihadistes qui ont fait 17 morts ente le 7 et le 9 janvier à Paris, le Premier ministre Manuel Valls avait fait état en avril de cinq attentats déjoués depuis janvier.

Cependant le 26 juin, un chef d’entreprise a été décapité par un de ses employés qui a aussi tenté de commettre un attentat contre une usine chimique de la région de Lyon (centre-est). L’auteur, qui a envoyé des photos de la décapitation à un homme se trouvant en Syrie, avait été repéré comme adepte de l’islam radical par les services de renseignements mais ne faisait pas l’objet d’une surveillance particulière.

Le Premier ministre a souligné mardi que « la menace terroriste n’a jamais été aussi prégnante, aussi pesante, aussi lourde à l’extérieur comme à l’intérieur » de la France.

Depuis janvier 30.000 militaires, policiers et gendarmes sont déployés en France pour assurer la sécurité des sites sensibles, lieux de culte, écoles confessionnelles, sites industriels, et gares notamment.

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