PARTAGER

La santé publique française, lasse d’attendre que les pays débiteurs
dont les ressortissants non résidents se font soigner dans ses
hôpitaux règlent leurs dettes,a fini par prendre une mesure qui met
fin à une longue tradition: les patients devront régler au préalable
tout les frais médicaux avant de pouvoir en bénéficier. Les malades
marocains connus pour être des habitués des hôpitaux français devront
donc faire contre mauvaise fortune bon cœur et se soumettre au nouveau
règlement.

Les dettes accumulées par plusieurs pays ont fini par atteindre des
sommets, soit 112 millions d’euros dont 11 pour le Maroc et pas moins
du triple pour l’Algérie alors que même l’Arabie saoudite fait partie
du lot avec des dettes moindres.

En ce qui concerne les arriérés réclamés aux marocains, ils se
répartissent entre les factures individuelles à titre privé, celles
des organismes sociaux conventionnés garantis par l’état, enfin celles
du corps diplomatique et consulaires ainsi que leurs proches. Une
vraie aubaine pour tous ceux qui pouvaient bénéficier de soins de
qualité sans rien débourser.

La nouvelle donne risque de compliquer la situation des malades
suivant des traitements lourds et coûteux qui devront s’acquitter des
frais au préalable sachant qu’ils sont soumis à une réglementation
sévère en matière de transfert d’argent.

Commentaires