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Les opérateurs touristiques de la Côte d’Azur française continuent de
se mordre les doigts d’avoir vu parti le roi Salmane d’Arabie Saoudite
et de quitter leur région mécontent des signes d’hospitalité montrés à
son égard et la suite l’accompagnant.

S’étant rabattu depuis une vingtaine de jours sur sa propriété située à Tanger
et y prolongeant ses vacances au grand bonheur des hôteliers, restaurateurs et
commerçants qui réjouissent de cette aubaine leur permettant, une fois
n’est pas coutume, de tripler, quadrupler ou décupler leurs bénéfices, avec le
millier de personnes composant la suite du roi. Des hôtels entiers réquisitionnés,
les lieux de restauration et de divertissement nocturnes bondés chaque soir,
plusieurs centaines de limousines avec chauffeurs réservées chaque jour,
centres commerciaux, magasins de mode et de bijouteries en rupture de stock,
le bruissement des billets de banques en devises étrangères est dans toutes
les poches de ceux appelées à servir cette clientèle fortunée qui ne marchande pas
et dont l’argent et les dépenses extravagantes sont sur toutes les lèvres.
Et tous de souhaiter que le roi Salmane d’Arabie Saoudite, que personne
n’a vu en ville, reste le plus longtemps possible dans la capitale du
Détroit et qu’il revienne chaque été dans sa résidence et ne plus
retourner ni sur la Côte d’Azur ni ailleurs.

Par Jalil Nouri

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