PARTAGER

Les observateurs les plus avisés de la scène politique nationale ont été surpris par l’annonce de la démission inattendue du secrétaire général du parti authenticité et modernité (PAM), une démission rejetée pour l’instant par le bureau politique qui a préféré la soumettre au parlement du parti pour un examen et la suite à lui donner. Il est fort possible dès à présent que ce conseil national la refuse pour donner une nouvelle légitimité à leur chef.

Contesté au sein de son parti par plusieurs figures influentes qui se sont mis en retrait ou ont quitté le navire pour ses méthodes discutables et sa visibilité hasardeuse sur la scène politique, Ilyas El Omari a beaucoup été mis en difficulté ces derniers temps par la crise du Rif. Celui qui a été porté à la tête de la région Tanger El Hoceima où se poursuit dans cette dernière ville une contestation risquée pour la stabilité du pays, est tenu en partie pour responsable de cette crise. En tant que président d’une région souffrant en matière de développement socio-économique, Ilyas El Omari s’est fait très discret ou s’est exprimé sur le sujet en de rares occasions pour dire que si sa responsabilité était déterminée dans les problèmes de la région du Rif, il en abandonnerait la présidence. Sa démission du PAM peut être considérée comme annonciatrice de son départ de la Région qu’il préside, en d’autres termes, la crise du Rif qui n’est toujours pas réglée est susceptible d’avoir sonné la fin de la carrière politique d’Ilyas El Omari et celle de sa qualité d’élu.

Une page se tourne au sein du deuxième parti du Maroc, livré à lui-même depuis le départ de son fondateur et conseiller royal Fouad Ali El Himma, qui n’interviendra en aucun cas dans le passage à vide que traverse le parti du tracteur.  Terminus pour Ylias El Omari, premier chef de parti à présenter sa démission depuis le dernier discours royal dans lequel l’action politique avait été sévèrement critiquée.

Par Jalil Nouri

Commentaires