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Il est des hommes politiques ou des hommes tout court, dont il est difficile de se défaire après leur éloignement dont la durée s’avèrera courte. Il en va ainsi du secrétaire-général du PAM, Ilyas El Omary, aussi imprévisible qu’incohérent dans ses décisions, qui avait annoncé son départ en promettant de ne pas revenir sur sa décision et qui, dans un tour de passe-passe, réussit de se voir proroger son mandat pour une durée indéterminée.
Le parlement de cette formation censée entériner son départ, l’a vu user de toutes les ficelles pour se maintenir, contre vents et marées, au poste de numéro 1 qu’il disait ne plus lui convenir. Cette démarche irrationnelle n’est pas sans rappeler celle de son rival islamiste, Abdelilah Benkirane. Dans le jargon sportif, cela s’appelle, reculer pour mieux sauter, expression à laquelle l’on peut ajouter celle de « brouiller les cartes » dans le but évident de protéger ses intérêts en premier, et celui de son clan au sein de sa formation qui va devoir batailler dur pour retrouver de la crédibilité.
La manœuvre utilisée par ses proches, lui aurait été imposée par ses principaux soutiens qui continuent de croire en lui et en ses capacités à rejoindre le lot des principaux dirigeants politiques du pays. Ils sont les seuls à le croire, car l’homme y a échoué avant d’entamer son ascension.
Par Jalil nouri

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