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En ces temps de canicule où la consommation d’électricité atteint un pic dans nos villes, n’est-il pas opportun de s’interroger sur la place des énergies renouvelables dans nos cités ?
En effet, hiver comme été, les villes marocaines sont énergivores, à cause des besoins accrus en chauffage et en climatisation, du fait que nos habitats souffrent d’un flagrant manque d’isolation thermique, ce qui fait que, généralement, nos maisons sont chaudes l’été et glaciales l’hiver.
La responsabilité des promoteurs immobiliers et des pouvoirs publics est évidente car il y a un besoin urgent d’imposer l’isolation thermique et l’efficacité énergétique dans les nouvelles constructions, voire carrément encourager les constructions fonctionnant à l’énergie renouvelable.
Il y a un gâchis énorme avec, d’un côté, le soleil et la chaleur dont on ne profite pas, et, de l’autre, l’énergie électrique qu’on gaspille tous azimuts pour nos besoins et notre confort.
Il ne s’agit plus aujourd’hui d’une utopie écologiste, mais d’un besoin économique pressant qui impose à nos villes de devenir compétitives énergétiquement.
Aussi, est-il légitime d’aspirer à des villes fonctionnant à l’énergie propre, avec des constructions avec isolation thermique et chauffe-eau solaires, des transports en commun écologiques et du photovoltaïque pour l’éclairage des rues et pourquoi pas des administrations, la tour Maroc Telecom étant une belle réussite et un exemple à suivre à ce sujet, au même titre que l’Aéroport Mohamed 5.
Il y a urgence également à chauffer nos hammams au solaire au lieu de continuer à massacrer nos forêts !
La transition est possible car les solutions scientifiques existent, à condition que nos décideurs se décident car il s’agit d’un enjeu majeur et incontournable pour la modernisation de nos villes à travers la transition qui leur permettra de sortir du sous-développement durable en matière de consommation d’énergie. .
Mais, malheureusement le sujet risque d’être complètement ignoré lors des prochaines élections.
C’est tout dire ou presque !

Par Hafid FASSI FIHRI

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