INSTRUMENT DE DEVELOPPEMENT L’INDH EST UNE EXPERIENCE MAROCAINE

INSTRUMENT DE DEVELOPPEMENT L’INDH EST UNE EXPERIENCE MAROCAINE

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On doit à cet égard se référer à l’histoire, à la lumière de nos propres expériences et à celles des expériences étrangères, et aussi dans une perspective de politiques publiques intégrées, en abordant les questions ayant trait aux moyens de lutter contre les inégalités en termes de capacités et d’accès.
Sur le plan interne c’est grâce à la  vision clairvoyante de SM Le Roi Mohamed VI que l’initiative nationale du développement humain a vu le jour.

 

Aujourd’hui, nous devons à la lumière de cette INDH, initiée par le Souverain et qui commence à porter ses fruits, faire une pause  de réflexion pour savoir et déterminer à qui avait profité cette anarchie dont la spéculation immobilière, le bétonnage des villes et la détérioration des paysages, aussi bien côtiers que ruraux, à tel point qu’on ne trouve point de zones vertes, alors qu’il aurait fallu prévoir une distance de plus de cinq kilomètres entre constructions agglomérat ives.

Ceci dit, l’INDH vise à combattre la marginalisation, l’exclusion à même de retrouver une croissance plus rapide que par le passé, surtout si cela est  accompagné d’un changement mâture dans les mentalités, à même de respecter l’écosystème et de se comporter civiquement.

En analysant de l’effet positif que peut avoir toute politique de développement humain sur le processus de redistribution des richesses,  l’exemple du Maroc peut s’avérer éloquent, grâce à la mise en place de l’INDH.

En effet, S.M. Le ROI Mohamed VI a annoncé, en Mai 2005,à Fnideq, le lancement d’une nouvelle approche destinée à réduire la pauvreté et à mettre fin à l’exclusion sociale dans les zones rurales et urbaines en s’appuyant sur la demande de la population et la proximité. L’initiative a donné lieu  à la mise en place de plus de 700 comités régionaux, provinciaux et locaux de développement humain. Les membres des comités décident quels sont les projets qui répondent le mieux aux besoins de la population, notamment les personnes les plus pauvres et vulnérables. Et comme l’a bien souligné un responsable de la Banque Mondiale sous l’intitulé « Le Maroc lutte contre la pauvreté avec une approche orientée vers le développement humain » , en ajoutant que l’INDH a financé plus de 20000 sous projets et touché plus de 4,6 millions de bénéficiaires, dans 264 quartiers urbains et 403 communes rurales. Tous les projets ont concerné des secteurs vitaux, comme les infrastructures, la promotion des compétences et des activités génératrices de revenus. Lancée il y a cinq ans, cette initiative a contribué fondamentalement à dynamiser le tissu associatif  local, dont plus de 5000 associations accompagnent ces projets de développement. Mais il faut dire que tous les acteurs concernés par le développement humain doivent résolument s’y engager pour raffermir les solidarités sociales et spatiales, et renforcer la convergence des programmes des projets.

Zone utile, zone inutile, disparités urbaines, pauvreté, exclusion, marginalité, précarité, enclavement…, autant de maux dont nombre de pays continuent à souffrir. Le nôtre a innové, habité par l’idée de figurer en bonne place et de se départir des boulets qui le retardaient, de plus en plus soucieux du bien être de ses citoyens. Le Maroc a fermement décidé de s’attaquer aux problèmes, combien nombreux, qui se dressent en travers de son essor et de l’épanouissement de l’élément humain sensé y contribuer et en bénéficier.

Le Souverain, préoccupé, déjà qu’il était encore Prince Héritier, par les conditions de vie des couches déshéritées, a inventé un concept qui, cinq années après sa mise en application, constitue un sujet d’engouement pour des centaines d’experts internationaux. En termes de résultats probants, l’initiative nationale pour le développement humain fait l’unanimité.

Elle a de beaux jours devant elle. Elle s’inscrit dans la durée : C’est un développement humain durable qu’elle est appelée à réaliser. En d’autres termes, elle est perçue comme un aspect majeur de démocratie sociale, qui doit sans cesse emboîter le pas ou aller de paire avec celui politique, qui gagne du terrain.

Cette expérience, qui met l’élément humain au centre de l’intérêt de l’Etat, elle-même se développe au fur et à mesure qu’elle avance dans le temps et dans les réalisations. Les résultats palpables qu’elle génère, en autosuffisance par l’emploi, grâce au financement de projets de particuliers nécessiteux, de soutien apporté à l’éducation, de construction d’infrastructures de base… sont destinés à l’amélioration quantitative et qualitative.

Il n’y a pas lieu d’en douter, l’INDH étant érigé au rang de grand chantier de règne, est conçue en projet de société qui place le citoyen au sein de toutes les priorités nationales.
Une lecture rétrospective nous enseigne que depuis son intronisation, le Souverain avait dit dans un discours, qu’il n’avait pas de baguette magique, mais il tracé une formidable feuille de route dont l’INDH en est l’un des éléments clés. Et voilà que cette INDH  a donné ses fruits au niveau du Maroc pour devenir une référence de par le monde.

Toutefois, pour qu’il ait davantage de rentabilité comme on l’aspirait depuis longtemps, l’implication de tout le monde est nécessaire, voire indispensable. Cependant, les bénéficiaires doivent la mériter dans cette lutte contre les inégalités sociales comme l’avaient fait avant eux , les jeunes faisant partie des générations des indépendances. Pour ce faire, les associations bénéficiaires et le Haut Commissariat au Plan doivent s’impliquer davantage en faisant un recensement global de la population marocaine, à même de faire  du porte à porte pour aller à la découverte des oubliés pour compte, ceux dont les parents et aïeuls ont servi avec bravoure, noblesse et dévouement leur pays. Il s’agit de chercher et de  dénicher surtout ces jeunes timides, exclus du tissu social et de la société civile pour qu’ils ne subissent pas le même sort que leurs parents, parmi ceux qui sont encore vivants. Ces derniers devant le conflit de générations, et devant cette posture injuste entre riches et pauvres, comme entre le marteau et l’enclume, ils ont cette absurde sensation, aujourd’hui, d’être venus d’une autre planète. Il est bien malheureux que ni l’Etat, ni les générations montantes  ne profitent de l’expérience des aînés. Cette expérience dont les dépositaires ayant déjà vécu les périodes anté et post indépendance, et qui aujourd’hui ne cessent d’apprendre puisque il y a parmi eux qui, à soixante dix ans, travaillent quatorze heures par jour. Ces personnes peuvent à bon escient encadrer cette jeunesse  errante pour leur faire bénéficier de leur savoir-faire dont la culture de la vie, la modernité, la civilité).

Néanmoins, ces jeunes qui vont bénéficier de cette INDH doivent apporter une contrepartie, dans le cadre du service civil devant être réinstauré, et par l’apprentissage d’une culture civilisationnelle comme l’avaient leurs encadreurs lorsqu’ils  avaient  contribuer au développement du pays et à son décollage économique après avoir participé à la lutte pour son émancipation et son indépendance tout en étant armés d’une culture éducationnelle de haute moralité, d’abnégation et d’altruisme.

Ceci est dans l’intérêt du pays qui vise, à travers cette INDH, qui est une expérience typiquement marocaine à éradiquer les inégalités. Car, il est inconcevable qu’un individu de 70 ans continue à travailler encore à cet âge pour faire preuve d’exemplarité ! De ce fait, il doit être comme l’éloquent modèle qui sied  à une société qui sent et perçoit de nos jours l’élément humain comme point nodal et centre d’intérêt de tout développement et de tout égalitarisme. Mais cet homme modèle, qui donne l’exemple se sent doublement frustré et marginalisé, d’abord il n’a pas tiré profit  du fruit de son travail, et ensuite qu’aujourd’hui il subit quotidiennement l’irrespect de ces jeunes mal au point.

Pour ce, les responsables de cette INDH et particulièrement les associations qui y sont impliquées  exiger des bénéficiaires  d’effectuer des stages d’éducation civique, de la culture de la vie pour qu’ils  puissent cheminer sur des bases solides à même d’en faire d’eux des individus civilisés pour éradiquer ces  phénomènes malsains de comportement qu’on avait pas vécus et étrangers à notre culture.

Said Sabbar

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