Irak: au moins 27 morts dans un attentat suicide antichiite

Irak: au moins 27 morts dans un attentat suicide antichiite

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« Le kamikaze s’est précipité à bord du bus arrêté à un poste de contrôle à quelques kilomètres de Samarra, et a fait détoner sa veste d’explosifs à l’intérieur du véhicule », a expliqué un responsable de la police.
« Environ 27 personnes ont été tuées et une vingtaine blessées », a-t-il ajouté, un bilan confirmé par des sources à l’hôpital.
Située à 110 km au nord de Bagdad, Samarra abrite le mausolée où sont enterrés les 10e et 11e imams vénérés par les chiites duodécimains: Ali al-Hadi (827-868) et Hassan al-Askari (847-874), dont les fidèles commémoraient samedi le décès.

 

Jeudi, neuf pèlerins chiites avaient été tués et 39 blessés par une bombe placée sur une route au nord de Bagdad.

En janvier, six voitures piégées avaient explosé en moins d’une semaine, faisant au moins 57 morts et près de 300 blessés parmi les pèlerins qui se rendaient à une cérémonie annuelle de deuil et de flagellation le 25 janvier à la ville sainte chiite de Kerbala, au sud de Bagdad.

Des dizaines de milliers de personnes avaient été tuées dans les violences entre chiites et sunnites qui avaient suivi la destruction du mausolée de Samarra dans un attentat en février 2006.

Les attaques de ces derniers jours démontrent que le conflit confessionnel reste vivace en Irak à moins d’un an du départ des derniers contingents militaires américains.

L’attentat de Samarra est le plus meurtrier en Irak depuis le 27 janvier, quand une voiture piégée a fait 48 morts pendant des funérailles dans un quartier chiite de Bagdad.

Le mois de janvier a été particulièrement sanglant, avec un total de 259 morts (159 civils, 55 policiers et 45 soldats) selon les données des ministères de la Santé, de la Défense et de l’Intérieur, le pire bilan depuis le 273 morts de septembre 2010.

Cette recrudescence des violences contraste avec l’accalmie relative observée depuis la conclusion en novembre d’un accord de partage de pouvoir entre les différentes factions et la formation en décembre du gouvernement de Nouri al-Maliki.

M. Maliki a accusé les « terroristes apostats », terme désignant dans son vocabulaire Al-Qaïda, qui est violemment anti-chiite, d’être les auteurs des attaques antichiites.

Les pèlerinages chiites ont maintes fois été la cible de groupes armés sunnites depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, provoquée par l’invasion américaine de l’Irak.

AFP

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