Irak: juin, mois le plus sanglant pour l’armée américaine depuis trois ans

Irak: juin, mois le plus sanglant pour l’armée américaine depuis trois ans

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Ce regain de violence intervient alors que les responsables américains multiplient les démarches auprès de Bagdad pour maintenir un contingent au delà de la fin de l’année, en dépit de l’accord signé en novembre 2008 entre Washington et Bagdad pour le retrait des derniers soldats américains, plus de huit ans après l’invasion conduite par les Etats-unis.
« Lors de toutes mes réunions aux Etats-Unis, les responsables américains ont exprimé leur désir de maintenir une présence militaire en Irak », a affirmé jeudi le président du Parlement irakien Oussama al-Noujaifi, qui vient de rentrer de Washington.

 

Trois soldats américains ont été tués mercredi lors d' »une action hostile » dans le sud de l’Irak, a indiqué jeudi un communiqué militaire sans donner plus de détails, portant à 14 le nombre de tués en juin.
Il faut remonter à juin 2008 pour trouver un bilan plus lourd avec 23 morts mais à l’époque l’armée américaine était engagée directement dans la lutte contre l’insurrection.

Le 6 juin, une salve de roquettes s’était abattue sur le Camp Loyalty, dans l’est de Bagdad, tuant six soldats américains.

Kataëb Hezbollah, un groupe clandestin chiite soutenu, selon Washington, par l’Iran, avait revendiqué l’attaque en affirmant: « l’occupant est toujours sur notre sol », une allusion à la présence de moins de 50.000 soldats américains.

Le général Jeffrey Buchanan, porte-parole des forces américaines en Irak, a accusé les groupes chiites soutenus par l’Iran d’être à l’origine du regain de violence.
« Nous assistons à une augmentation des attaques dans le pays, surtout à Bagdad et dans le sud, de la part de trois milices: Kataëb Hezbollah, Assaïb Ahl al-Haq et la Brigade du jour promis », a affirmé ce général ajoutant qu’elles étaient toutes soutenues par l’Iran.

La « Brigade du jour promis » a été créée en novembre 2008 par le chef radical chiite Moqtada Sadr pour lutter contre les forces américaines en Irak.

Les deux autres groupes armés sont des scissions de l’ancienne Armée du Mahdi dirigée par Moqtada Sadr et démantelée en 2008, après avoir combattu les forces de la coalition entre 2004 et 2007. Elle sont considérées par le Pentagone comme une grave menace pour la stabilité de l’Irak.

Dans un communiqué publié samedi Moqtada Sadr « remercie » ses partisans qui lui ont envoyé un message pour lui dire qu’ils étaient prêts à mener des attaques suicide contre « l’occupant infidèle » américain.

Plusieurs responsables américains ont plaidé à Bagdad en faveur du maintien de soldats américains au-delà de 2011, mais le Premier ministre Nouri al-Maliki a déjà dit qu’il ne ferait pas une telle demande avant de se défausser sur le Parlement.

Il semble peu probable que les députés votent en faveur de ce projet à cause de la pression du mouvement sadriste et parce qu’un maintien militaire est très impopulaire.

Le général Buchanan a souligné que les groupes d’insurgés chiites étaient liés à la Force al-Quds, l’unité chargée des opérations secrètes au sein des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime iranien.

Selon lui, les armes utilisées dans les attaques viennent d’Iran. « Ces dernières semaines, plusieurs caches d’armes ont été mises à jour à Bagdad, dont une il y a deux semaines à Chaab (nord) par la 11ème division de l’armée américaine ».

Elle appartenait selon ce responsable militaire à Assaïb Ahl al-Haq et recélait des roquettes de 107 mm, 49 bombes pouvant percer les véhicules blindés et six bombes magnétiques. Toutes fabriquées en Iran, a-t-il dit.

Il a assuré que certains commandants de la Force al-Quds « font des allers- retours et jouissent d’une immunité diplomatique ».

AFP________________________

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