Irak/violences: nouveau bilan, 31 morts

Irak/violences: nouveau bilan, 31 morts

370
0
PARTAGER

L’attaque la plus sanglante a eu lieu vers 08H45 (03H45) et fait dix morts, dont quatre Iraniens, et 42 blessés, dans le nord de la ville sainte de Kerbala, à 110 kilomètres au sud de Bagdad.
« Un kamikaze conduisant une voiture piégée s’est fait exploser près d’un bus transportant des pèlerins iraniens », a indiqué un responsable de la police à l’AFP.
Vers 11H00, une voiture piégée a par ailleurs explosé dans la vieille ville de Najaf, à 150 kilomètres au sud de Bagdad, visant encore des pèlerins iraniens. Six d’entre eux et deux Irakiens ont été tués, parmi lesquels le chauffeur du bus qui les transportait. Seize personnes ont été blessées, en majorité des pèlerins venus d’Iran, a indiqué Khaled Jashani, un conseiller provincial.

Une troisième voiture piégée a explosé dans la soirée dans un quartier animé de l’ouest de Bassora, la grande ville portuaire du Sud, faisant 10 morts et 30 blessés, selon un responsable militaire de cette agglomération. On ignore quelle en était la cible.

Bassora est la capitale de la province chiite du même nom, cruciale pour l’économie irakienne, car 80% des exportations de pétrole du pays y transitent.
A Khalis, au nord de Baqouba, dans la province multiethnique de Diyala, une bombe a explosé contre un magasin de nourriture, faisant un mort et trois blessés, selon le commandement des opérations de la province.
A une vingtaine de kilomètres au sud de Mossoul, la grande métropole du nord, deux policiers ont péri dans l’attaque de leur point de contrôle, a-t-on appris de source policière.

C’est à Kerbala que se trouve le mausolée où est enterré l’imam Hussein, petit-fils de Mahomet, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid. A Najaf, repose Ali, gendre de Mahomet, vénéré par les chiites.
Des centaines de milliers de fidèles, notamment d’Iran, se rendent en pèlerinage chaque année dans ces deux villes, occasionnant des attroupements qui ont souvent été pris pour cible par les insurgés sunnites depuis la chute de l’ex-président Saddam Hussein en 2003.

Une série d’attentats a secoué l’Irak depuis le 31 octobre, quand un commando d’Al-Qaïda a pris d’assaut en pleine messe la cathédrale syriaque catholique. Au total, 46 civils, dont deux prêtres, sept membres des forces de sécurité et les cinq assaillants ont péri dans cette attaque revendiquée par la branche irakienne d’Al-Qaïda.
Le 2 novembre, au moins 64 personnes ont péri et 285 autres ont été blessées dans 11 attentats à la voiture piégée également revendiqués par Al-Qaïda dans plusieurs quartiers chiites de Bagdad.

Ces violences interviennent alors que les dirigeants politiques irakiens, réunis lundi à Erbil, la capitale du Kurdistan, se sont donnés deux jours supplémentaires pour finaliser un accord sur le partage du pouvoir afin de mettre fin à huit mois de crise politique.
Les législatives du 7 mars n’ont donné à aucune liste la capacité de gouverner seule. Aucun nouveau gouvernement n’a depuis été formé.

 

Commentaires