Iran: nouvelle menace contre les Etats-Unis, marché des changes perturbé

Iran: nouvelle menace contre les Etats-Unis, marché des changes perturbé

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Après avoir perdu près de 18% dimanche et lundi, le rial a repris mardi et mercredi une partie du terrain perdu. Mercredi après-midi, un dollar s’échangeait 15.600 rials selon un agent de change, alors qu’il avait atteint 17.800 rials lundi soir.

Après plusieurs jours d’inaction, la Banque centrale est intervenue mercredi matin. « Des représentants de la Banque centrale ont interdit la vente du dollar à plus de 14.000 rials », a expliqué un agent de change ayant requis l’anonymat. Le site spécialisé Mesghalir a annoncé que le rial avait repris mercredi 21% face au dollar passant à 14.000 rials pour un dollar, même si les agents de change et les médias donnaient des chiffres différents.

Le ministre de l’Industrie, Mehdi Ghazanfari, avait affirmé mardi que la Banque centrale allait « injecter des dollars », tandis que le président de cette institution avait évoqué un « effet psychologique » pour expliquer la baisse du rial, rejetant tout lien avec les nouvelles sanctions américaines.

Les Etats-Unis ont renforcé samedi leurs sanctions contre le secteur financier de l’Iran, afin de l’inciter à abandonner son programme nucléaire controversé. Les nouvelles mesures permettent de geler les avoirs aux Etats-Unis de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole.

L’Union européenne réfléchit parallèlement à un possible embargo sur le pétrole iranien. Deuxième pays producteur de l’Opep, l’Iran tire 80% de ses rentrées de devises de ses exportations de pétrole, soit environ 100 milliards de dollars pour l’année iranienne en cours (mars 2011 – mars 2012).

L’Iran compte sur la Russie et la Chine, qui ont répété ces derniers jours leur opposition aux sanctions occidentales, ainsi que sur d’autres pays asiatiques pour contrer les sanctions américaines et européennes.

Ces dernières années, l’Iran s’est tourné vers l’Asie pour faire baisser sa dépendance par rapport au marché européen, qui représente désormais moins de 18% de ses exportations pétrolières.

Mercredi, Pékin a répété qu’elle était hostile aux nouvelles sanctions américaines et au fait « qu’une loi nationale prévale sur les règlements internationaux et impose des sanctions unilatérales à d’autres pays ».

Soutien traditionnel de l’Iran, la Chine –qui y achète beaucoup de pétrole– est devenue son premier partenaire commercial avec des échanges bilatéraux de 30 milliards de dollars, contre seulement 400 millions il y a 15 ans.

Dans ce contexte, le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a une nouvelle fois mis en garde mercredi les Etats-Unis contre toute présence de leur marine dans le Golfe.

« Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu’elles ne soient pas présentes dans cette voie d’eau », a déclaré le général Vahidi, cité par l’agence iranienne Mehr. « L’Iran fera tout pour préserver la sécurité dans le détroit d’Ormuz », un point de passage stratégique pour le trafic pétrolier maritime, a-t-il ajouté.

Mardi, le général Attaollah Salehi, le chef de l’armée iranienne avait déclaré: « Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d’Ormuz et se trouve en mer d’Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique. L’Iran n’a pas l’intention de répéter son avertissement ».

 

AFP___________________

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