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Ce soir  se tient en Israël, à la place de la Nation à Jérusalem, l’évènement de la commémoration de l’expulsion des juifs des pays Arabes.

Selon les manifestants, la date du 30 novembre, n’est pas une date choisie par simple  hasard  à la Knesset, mais elle correspond  aux émeutes anti-juives à Aden au Yémen, le lendemain de la prise de décision par l’ONU sur la partition de la Palestine sous mandat Britannique qui fut établit en 1923.

Près de 900.000 juifs furent citoyens  dans des pays arabes musulmans tel que , l’Irak , l’Egypte , le Yémen , l’Algérie , La Lybie , le Maroc et la Tunisie ; une présence historique qui a dû voir  son éradication à partir des années 30 , lors de la montée du nationalisme arabe .

Dans la majorité des pays arabes à cette époque, comme en Egypte ; les juifs ont été victimes de manifestations, pogroms ,massacres  qui avait fait un bilan de 70 morts et plus de 200 blessés lors d’une explosion de bombe en 1948 en plein cœur du Quartier Juif du Caire , les émeutes d’Oujda et de Jarada au Maroc qui avaient fait 44 morts  dont la Mort du Rabbin Moché Cohen et sa famille , ce qui avait laissé le Souverain Marocain Sidi Mohammed Ben Youssef appeler au Calme et au maintien de la stabilité , et jugement devant un tribunal militaire à Casablanca de 35 individus , un jugement rendu avec 2 accusés condamnés à mort , 2 autres à la perpétuité  accompagnée de travaux forcés, et plusieurs autres  accusés à des sanctions diverses. Sous le choc de ces émeutes au Maroc, 18.000 juifs Marocains ont dû prendre la décision d’immigrer en Israël.

Quant aux autres pays tel que l’Irak , La Syrie ou l’Egypte ,les juifs ont été victimes d’actes de violences associés à des lois d’exceptions organisés par les gouvernements , tel que discrimination juridique , spoliation et séquestration économique de force ou de gré ; sans biens ni ressources ; les juifs de ces pays furent forcés à l’exode vers « Israël » , une exode médiatisée par les gouvernements de ces pays comme un acte de trahison , donc ils n’avaient plus droit ni à la nationalité  ni à la  citoyenneté de base et  la saisie de Propriétés.

Dans les années 60, c’est le tour des Juifs de Tunisie et d’Algérie, qui sous la contrainte de l’arrivée des indépendantistes au pouvoir, étaient obligés d’abandonner toute propriété, emploi et commerce.

Des biens estimés à plus de 20 milliards de dollars selon un rapport universitaire, qui laissent récemment les autorités israéliennes en dehors de la scène médiatique, de demander la restitution des biens des juifs originaires des pays arabes .

Le premier ministre Benjamin Netanyahou se dit confiant quant à l’accélération du processus de cette restitution grâce à son rapprochement avec les pays arabes.

 

Par Tomer Bayssiere

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