Israël: la décision d’accélérer la colonisation très critiquée

Israël: la décision d’accélérer la colonisation très critiquée

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Principal allié d’Israël, Washington s’est dit « très déçu », par la voix du porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. « Les décisions unilatérales nuisent aux efforts visant à reprendre des négociations directes », a-t-il souligné.

 

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit « profondément préoccupé » et a exprimé « son inquiétude quant à la direction » que prennent les relations entre Israéliens et Palestiniens, qu’il a appelés à « s’abstenir de toutes provocations ».

Moscou a demandé « avec insistance au gouvernement israélien de s’abstenir de toute action unilatérale qui préjugerait du résultat du processus de négociation sur des aspects du statut final des territoires palestiniens, y compris Jérusalem-Est ».

La représentante de la diplomatie de l’Union européenne, Catherine Ashton, a appelé le gouvernement israélien à « revenir sur cette décision », relevant que « l’activité de colonisation israélienne est illégale au regard du droit international, y compris à Jérusalem-Est, et c’est un obstacle à la paix ».

Le gouvernement allemand a appelé Israël à « cesser sans retard toutes ses activités de colonisation », qui sont « contraires au droit des peuples », et a qualifié d' »inquiétante » l’annonce israélienne.

La France, qui avait surpris en votant lundi en faveur de l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, a « condamné la décision des autorités israéliennes », rappelant elle aussi que « la colonisation, tant en Cisjordanie qu’à Jérusalem-Est, est illégale au regard du droit international et constitue une menace pour la solution des deux Etats ».

Londres a également « condamné » l’annonce israélienne, qualifiée de « dernier d’une série d’annonces qui constituent des provocations » et de « coup grave aux efforts du Quartette pour relancer les négociations de paix ».

L’Italie a « exprimé sa forte préoccupation », estimant que « de telles actions ne peuvent servir à l’établissement d’un climat de confiance entre les parties, nécessaire pour rendre concrète une perspective de négociations ».

Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays nordiques – Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède – ont conjointement dénoncé les « mesures punitives » israéliennes.

Au Proche-Orient, la Jordanie a vu dans « cette escalade israélienne (…) un coup porté aux efforts internationaux pour la paix ». Amman, qui a signé en 1994 un traité de paix avec l’Etat hébreu, « exige qu’Israël mette fin à ses provocations et actions illégales et prenne des mesures concrètes en vue de rouvrir les négociations de paix avec les Palestiniens ».

Face à toutes ces critiques, le Premier ministre israélien s’est affiché inflexible, réaffirmant qu’Israël construira où bon lui semble à Jérusalem, sa « capitale éternelle », y compris dans la partie orientale annexée de la Ville sainte où les Palestiniens veulent établir la capitale de leur futur Etat.
« Nous construisons à Jérusalem parce que c’est notre droit et notre obligation. Ce n’est pas une punition, mais le droit fondamental de notre peuple de construire sa capitale éternelle », a déclaré M. Netanyahu.

AFP___________________

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