Israël-Palestine: la Ligue arabe favorable à une reprise des négociations directes

Israël-Palestine: la Ligue arabe favorable à une reprise des négociations directes

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«Je serai clair. Il y a un accord mais en sachant ce qui sera discuté et comment les négociations directes seront menées», a déclaré Hamad Ben Jassem Ben Jabr Al-Thani, premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, qui présidait au Caire la rencontre à laquelle participait M. Abbas.

«Nous laissons au président palestinien le soin d’évaluer quand les conditions permettront de débuter de telles négociations» pour lesquelles Washington exerce de fortes pressions, a-t-il ajouté, interrogé par la presse.

Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a rapidement réagi en se déclarant prêt à des négociations «directes et franches» avec l’Autorité palestinienne.

Le responsable qatari a ajouté qu’une lettre allait être envoyée au président américain Barack Obama exposant «comment nous voyons tout processus de paix ou négociation directe».

Les États-Unis et d’autres pays ont intensifié les pressions en faveur de négociation directes, au lieu des discussions indirectes conduites sans grand succès depuis début mai sous la houlette de Washington.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a quant à lui insisté sur la nécessité d’obtenir des «garanties écrites» pour ces discussions directes, qui doivent selon lui «être sérieuses» et porter sur le «statut final» d’un futur État palestinien et d’un accord de paix.

Un haut diplomate arabe a déclaré à l’AFP qu’il s’agissait d’appuyer toute décision que les Palestinien prendront. «La décision revient aux Palestiniens et nous l’appuierons», a-t-il souligné sous couvert de l’anonymat.

Un autre participant a déclaré que la réunion n’avait «pas rejeté la reprise de discussions directes et a laissé la porte ouverte aux efforts américains».

La lettre à M. Obama «comprendra une confirmation des principes généraux du processus de paix», avec en particulier l’arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie et Jérusalem, a-t-il ajouté également sous couvert d’anonymat.

M. Abbas a été entendu à huis-clos par le comité de la Ligue chargé du suivi de l’initiative arabe de paix, réuni en présence de plusieurs ministres des Affaires étrangères.

Lors d’une rencontre avec des responsables de la presse égyptienne mercredi, M. Abbas avait réaffirmé ses exigences pour un retour au dialogue direct, interrompu depuis l’offensive d’Israël à Gaza fin 2008.

Le responsable palestinien, cité par l’agence officielle égyptienne Mena, a déclaré qu’il «n’entamerait pas de négociations directes tant que l’on n’aurait pas de perspectives sérieuses sur les frontières de 1967 et la fin de la colonisation», des conditions jugées inacceptables par le gouvernement de M. Nétanyahou.

«Quand je recevrai des garanties (sur ces sujets) alors j’engagerai immédiatement des négociations», a-t-il poursuivi.

M. Abbas a assuré qu’il faisait face à «des pressions comme je n’en ai jamais connues avant dans ma vie, de la part de l’administration américaine, de l’Union européenne et du secrétaire général de l’ONU».

Le président américain Barack Obama, avait dit le 6 juillet espérer que les négociations directes reprennent avant le 26 septembre. Les États-Unis «poussent sans relâche» à la reprise du dialogue de paix direct entre Israël et les Palestiniens, a également assuré mardi le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley.

A.F.P.

 

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