Italie: réunion de crise autour de Silvio Berlusconi sur la Libye

Italie: réunion de crise autour de Silvio Berlusconi sur la Libye

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La rencontre, prévue en fin d’après-midi, doit réunir autour du chef du gouvernement six ministres -Défense, Affaires étrangères, Intérieur, Développement économique, Travail et Emploi, Transport et Infrastructures-, ainsi que le secrétaire d’Etat chargé des services secrets.
« C’est une réunion consacrée à l’examen approfondi de tous les aspects de la crise libyenne », a indiqué à l’AFP une source gouvernementale.

 

La réunion devrait aussi « mettre en garde contre le risque que la situation ne dégénère, avec de graves conséquences sur la stabilité politique et l’intégrité territoriale » du pays, selon la même source.
« Nous tenons à souligner l’idée de fond, à savoir la proximité de l’Italie du peuple libyen », a souligné la même source, qui a « démenti catégoriquement toutes les rumeurs sur une aide, quelle qu’elle soit et surtout militaire, au détriment des manifestants et des civils ».
« Le chef du gouvernement et ses ministres examineront bien entendu les aspects économiques de la crise, mais aussi les aspects sécuritaires liés aux flux migratoires », selon la même source qui rappelle que ce dernier point « n’est pas seulement un problème italien, mais européen ».

Le président de la République, Giorgio Napolitano, a pour sa part stigmatisé dans un communiqué « la répression aveugle qui frappe la population » et demandé « la cessation immédiate des violences », estimant que « les revendications légitimes en faveur de réformes et de davantage de démocratie de la part de la population libyenne méritent une réponse ».

Pour affronter une éventuelle vague d’immigrés, l’Italie a ordonné dès lundi soir un rehaussement de l’état d’alerte de ses bases militaires aériennes, et a décidé le déploiement de deux frégates dans le canal de Sicile qui sépare le pays des côtes de la Libye.

L’Italie, principal partenaire commercial de la Libye, est déjà touchée par les violences qui ravagent ce pays par le biais de ses entreprises qui ont vu chuter leur cours en Bourse et ont dû rapatrier de nombreux employés.

Les autorités italiennes ont ainsi annoncé mardi matin le rapatriement par avion militaire d’une centaine d’Italiens supplémentaires, après ceux partis lundi, sans qu’il soit possible de savoir dans l’immédiat de quelle région du pays.
« Un avion militaire va partir dans quelques heures, mais nous ne savons pas encore où il se posera car cela dépendra de la situation », a indiqué à l’AFP le ministère italien des Affaires étrangères.

Parallèlement, le ministère envoie un autre avion avec une unité de crise qui doit contribuer à organiser, en coopération avec l’ambassade, le retour des Italiens encore présents en Libye.

Dès lundi, le pétrolier italien ENI a commencé l’évacuation de son personnel ainsi que des familles des salariés, de même que le groupe d’aéronautique et de défense Finmeccanica ou le groupe de BTP Impregilo.

Mardi, une vingtaine d’employés de l’entreprise Ravanelli, spécialisée dans les infrastructures urbanistiques, ont quitté Tobrouk (est de la Libye, proche de la frontière égyptienne) pour se rendre par la route en Egypte.

Les liens économiques entre l’Italie et la Libye se sont resserrés en 2008 avec la signature d’un accord historique dans le cadre duquel Rome s’est engagé à verser cinq milliards de dollars pendant 25 ans à Tripoli au titre de dédommagements pour la colonisation.

Les entreprises italiennes ont depuis obtenu de nombreux contrats en Libye tandis que Tripoli s’est renforcé dans le capital d’entreprises italiennes grâce à ses « pétrodollars ».

AFP______________________________

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