JEUNES ET PARTIS POLITIQUES: LE GRAND MALENTENDU

JEUNES ET PARTIS POLITIQUES: LE GRAND MALENTENDU

312
0
PARTAGER

Les différents partis politiques ou du moins une partie d’entre eux ont compris l’urgence de s’ouvrir vers les jeunes, une tendance qui s’est fortement déclarée depuis les premiers pas du mouvement du 20 Février. Ce grand malentendu se trouve dans le fait que les jeunes ne se retrouvent pas dans l’offre politique actuelle, c’est le moins que l’on puisse dire. Pire encore, ils ne la connaissent pas ou peu. Une récente étude menée par l’hebdomadaire  » LA VIE ECO » et « RADIO ASWAT » avec le cabinet « IPSOS » sur des jeunes de 18 à 35 ans issus de toutes les catégories socio professionnelles et résidant en milieu urbain, a de quoi laisser sceptique sur l’engagement politique des jeunes. Dans ce sondage, si 3 formations sont connues à l’image de l’ISTIQLAL, l’USFP et le PAM, il s’est avéré sur un autre plan que 7 personnes sur 10 sondées ont déclaré ne pas connaitre par exemple le PPS de Nabil Benabdellah. Sur l’ensemble du paysage politique et les 33 formations qu’il compte, seule la moitié d’entre elles est identifiée. En ce qui concerne le PJD de Abdelilah BenKirane, 16 % des interrogés disent ne pas le connaitre. Ce n’est pas tout, car même si un parti a de la notoriété chez ces jeunes du sondage, ils arrivent difficilement à associer le nom de son leader à la formation citée. Fort heureusement, l’étude n’a pas porté sur les programmes politiques car l’on serait arrivé à d’étranges résultats. Parmi les différentes raisons avancées par les politologues pour expliquer ce désintérêt des jeunes pour la chose politique, il y a tout d’abord le fait que les partis donnent l’impression d’être dirigés par des personnes très âgées avec qui le dialogue est impossible, en somme le propre d’un conflit de générations. Les autres causes sont à chercher du côté de la formation politique qui auparavant s’apprenait dans l’action syndicale au lycée et à l’université, une chose qui tend à disparaitre sauf pour les groupes islamistes qui continuent à perpétuer cette tradition mais avec d’autres méthodes. L’autre responsabilité incombe aux partis politiques eux-mêmes qui par opportunisme ne s’intéressent à la composante des jeunes que lors des élections et au fait que nous disposons de trop de partis, ce qui crée une sorte de confusion dans les esprits. Enfin, il y a les médias publics qui ne jouent pas leur rôle pédagogique de manière pertinente et régulière.

Avec des élections législatives probablement anticipées appelées à se tenir dans moins de 3 mois, l’ont voit mal par quelle solution miracle l’on parviendra à sensibiliser les jeunes à se rendre aux urnes pour une consultation capitale devant conduire à l’avènement d’une gouvernance nouvelle, un rendez-vous historique pour les marocains. En s’abstenant, les jeunes changeront négativement le cours d’une histoire qui commençait à s’inscrire avec, paradoxalement, leurs propres revendications pour le changement.

 

JALIL NOURI pour actu-maroc.com  __________________________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

 

Commentaires