Jeux Olympiques de Rio: restons optimistes mais travaillons surtout

Jeux Olympiques de Rio: restons optimistes mais travaillons surtout

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Nous ne sommes plus qu’à quelques semaines des jeux il olympiques de Rio. Des jeux tant attendus pour l’exotisme qu’ils vont offrir.
Les anciens se rappellent des premiers jeux abrités par l’Amérique latine, ceux de Mexico en 1968.
Ils avaient été exceptionnels en tous. Les latinos savent recevoir et ont un don véritable à partager la fête.
Déjà on se pose la question de savoir qui va prononcer le fameux: « je déclare les jeux de la 31ème  olympiade ouvert ». Dilma Rousseff ou quelqu’un d’autre. Le Brésil vit en ce moment des jours difficiles, socialement et  politiquement, j’entends.
Pour les sportifs qui s’y préparent, les jeux c’est demain.
Avec quelques six jeux olympiques vécus, je sais d’expérience que les sportifs concernés ont déjà perdu le sommeil et qu’ils comptent les jours et trouvent les journées bien courtes.
Je parle et vous l’avez compris des sportifs qui ont des prétentions olympiques et s’y préparent sérieusement, pas des touristes bien heureux d’être qualifiés pas plus.
Ce qui me pousse à parler ici des jeux, se sont les dernières prestations de nos sportifs, en tous cas les plus proches du sacre olympique. Ceux qui de part leurs résultats et l’histoire de leur sport ont le droit légitime d’en rêver. Je veux parler des athlètes et des boxeurs.
Pour les autres sports, qu’ils fassent la démonstration de leurs aptitudes.
Faut il le rappeler, ce n’est qu’en athlétisme et en boxe que nous avons des médailles olympiques.
L’athlétisme nous a valu des médailles nombreuses et heureuses, et plus encore, à chaque fois il nous a permit des classements honorables entre les nations.
La boxe a à trois reprise sauvé la mise avec des bronzes.
Oui, dernièrement nos boxeurs ont reçu une correction dans le cadre de cette formule de compétition en écurie, qui les a mené au pays de l’oncle Sam. Cinq combats, cinq défaites et du KO au passage.
De quoi être ébranlé.
Les athlètes eux, il y a un mois, sont revenus sans rien des championnats du monde en salle.
Cela a secoué la famille de l’athlétisme.
Les USA ne nous ont pas réussi en ce début d’année sportive.
Nombreux sont ceux qui prévoient déjà le krach à Rio. Quoique cela n’a rien de catastrophique de ne pas avoir de médailles. C’est bien d’en avoir certes, mais ça ne change pas grand chose à la vie d’un peuple, sinon un moral dans les chaussettes, pendant quelques jours.
Le sport a cette vertu de maintenir l’espoir. Il y a toujours des jeux après les jeux et des championnats après les championnats.
Certains donc crient à la débâcle programmée et prévoient la déroute.
Eh bien pas moi.
L’expérience m’a montré que justement, quelques mauvais résultats et quelques passages à vide avant de grands rendez-vous, ça peut faire du bien aussi.
En 2004, avant les fameux jeux d’Athènes, le porte drapeau du sport national le grandissime HICHAM EL GUERROUJ dont j’écris le nom ici en majuscules, traversa et nous avec, un grand moment de doute.
À cause de problèmes de santé, il donna l’impression de ne pas être prêt, subissant à Rome une défaite cuisante. Et dire que c’est à Rome qu’il avait enregistré les meilleurs chronos qu’un Miller ait jamais pu dans l’histoire humaine.
Certains avaient prédit la défaite du siècle.
Eh bien non.
Hicham nous gratifia quelques semaines après, d’une prestation olympique historiquement exceptionnelle.
C’est dire qu’il ne faut pas perdre espoir.
Je dis cela à l’adresse du boxeur Mohamed Rabii qui vient de perdre aux USA, à l’adresse de Rabab Arafi qui n’a même pas accédé à la finale ou encore au vaillant Abdelaati Iguider, seulement quatrième des derniers championnats du monde en salle.
Il faut garder espoir, se recentrer et trouver le moyen de se ressaisir, de travailler davantage et d’y croire encore plus. Quelques 120 jours vous séparent des jeux, c’est peu et suffisant à la fois.
Moi en tous cas, et je ne dois pas être le seul, si vous m’écouter en ce vendredi, je crois en vous et en votre talent exceptionnel.
Ressaisissez vous et travaillez. Vous êtes les héritiers d’une bonne tradition olympique.
Et surtout, surtout éloignez vous des mauvais conseils et de ceux qui risquent de vous transmettre leur doute et leur peur.
L’expérience de HICHAM El GUERROUJ est là pour vous inspirer.
Mais cela est une autre paire de manches.
Par Aziz Daouda

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