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Kazem El Saher et Asma Lmnawar accueillis sous un déluge d’applaudissements à Bab Al Makina à Fès

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Envoyée spéciale: Roukane El Ghissassi

En présence de nombreux spectateurs étrangers et marocains, Asma Lmnawar a entamé le concert par une chanson spirituelle dédiée au prophète Sidna Mohamed, suivie d’autres chansons comme « wahran wahran » de Chab Khaled et « Khayna » de Rached Al Majid, que le public, venus nombreux de différentes régions du Maroc, reprenait en choeur.

Cette artiste réputée pour son talent et sa voix distinguée, « dispose de capacités vocales puissantes et agréables à entendre », comme l’a relevé Kazem El Saher, lors d’une conférence de presse donnée avant son concert.

« Je suis très content de me produire avec une artiste marocaine en l’occurrence Asma Lmnawar, dans cette 17ème édition du festival des musiques sacrées de Fès, qui sera l’occasion d’honorer et de traduire les souffrances de la femme », a-t-il dit.

Kazem El Saher fait ensuite son entrée sur scène et dès qu’il commence à chanter, le public applaudit longuement. Aux anges, les femmes notamment, elles reprenaient en choeur quelques unes de ses anciennes chansons.

L’artiste enchaîne sur une autre chanson moins connue du public intitulé « El Ard » (la terre), en reconnaissance de tout ce qu’elle prodigue comme bienfaits à l’humanité, avait il souligné lors de cette même conférence.

« Cette chanson s’adresse à toute personne qui a une sensibilité et un message à transmettre à l’humanité, avait dit l’artiste irakien.

Asma Lmnawar le rejoint sur la scène et ils offrent au public, sous un déluge d’applaudissements, un duo magnifique « Al Mahkama » où cette jeune artiste a pu faire montre de la maturité de son art.

Kazem El Saher offre par la suite aux spectateurs en solo d’autres chansons comme « Kouli Houhibouki », « Nassittou Dai, hina jaa dawai », « Ini Khayartouki, fa khtari », « Zidini Ichaân ».

Des femmes, des hommes, des jeunes et des enfants accompagnant leurs parents, l’ont accompagné dans cette dernière partie du concert, en chantant avec lui, ils connaissaient par coeur ses chansons.

Kazem El Saher, figure prestigieuse et généreuse de la grande chanson arabe se produit pour la deuxième fois à Fès. Avec quelques rares chanteurs actuels, il incarne l’âme d’un répertoire arabe dont les fondements remontent à Mohamed Abdel Wahab, Farid Al Atrache et Oum Kaltoum.

Son répertoire vise à réhabiliter cette époque où le tarab était imprégné de romantisme et de rêve. Dans une conférence de presse donnée samedi matin, Kazem El Saher a fait savoir que son répertoire comprenait 400 chansons dont quelques unes puisent dans la poésie du grand mystique irakien Hallaj.

Sa prestation de ce soir, dans le cadre du festival des musiques sacrées de monde, n’est pas chose aisée, puisque le public de Fès, a-t-il dit, « a une écoute musicale », de surcroît « esthète », demeure « difficile à convaincre ».

Fort de son rayonnement et de sa vocation, le Festival des musiques sacrées du monde à Fès s’inscrit depuis 17 ans dans une mission universelle de paix et de rapprochement entre les peuples.

Placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette 17ème édition, qui se tient sous le thème « Sagesses du Monde », s’est ouverte le 3 juin et sera clôturée aujourd’hui.

 

 

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