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C’est une semaine noire qui s’est écoulée dans la région de Khémisset. Cinq personnes y ont en effet mis fin à leurs jours par pendaison. Détails.

Plusieurs suicides en l’espace d’une semaine, dans la même région… La dure loi des séries semble avoir frappé à Khémisset et ses environs où cinq personnes se sont donné la mort, la semaine dernière, toutes par pendaison, rapporte Al Akhbar dans son édition du mardi 16 février.

La première victime est un jeune homme de 23 ans, originaire de la région de Daya Nouzha. Le défunt avait profité de l’absence de sa famille pour mettre fin à ses jours en enroulant une corde autour de son cou. Selon ses proches, il souffrait de sérieux troubles psychologiques et avait auparavant tenté de se suicider à deux reprises.

L’hécatombe s’est poursuivie à Tiflet où une adolescente de 16 ans s’est de même suicidée par pendaison. Sa dépouille a été transférée à la morgue de l’hôpital locale de la ville, en attendant les résultats de l’autopsie qui révélera peut-être les raisons qui l’ont poussée à commettre l’irréparable, d’autant que la victime était, selon ses proches, «une fille calme et sans problèmes».

48 heures à peine après ce drame, la même ville de Tiflet a été le théâtre d’un autre suicide. Cette fois-ci, c’est un homme de 47 ans qui a mis fin à ses jours. Le défunt était père de trois enfants. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime s’est suicidée suite à des conflits conjugaux.

Par ailleurs, samedi dernier, la morgue du centre hospitalier de Khémisset a accueilli le cadavre d’une jeune femme de 24 ans. Tout comme les victimes précédentes, elle s’était donné la mort dans la maison familiale par pendaison. Ses proches ignorent les raisons de son geste.

Et ce n’est pas tout. Un cinquième cas de suicide par pendaison a été enregistré dans la même ville, la semaine dernière. Celui d’une septuagénaire qui vivait seule. Elle souffrait d’une grave dépression et d’un trouble de paranoïa aigu.

Beaucoup de questions se sont posées dans la tête des citoyens de cette région. S’agit-il vraiment de suicides ou de crimes maquillés ?

Rappelons qu’au Maroc, plus de 1.600 cas de suicide sont enregistrés chaque année, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé publié en 2014. Cette étude révèle également l’évolution critique du taux de suicide qui aurait plus que doublé, dans le royaume, au cours des dix dernières années.

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