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Rabie El Khlie, l’actuel directeur général de l’Oncf, l’Office National des Chemins de Fer, un pur produit de cet établissement étatique est bien parti pour marquer l’histoire du rail marocain. Pilotant l’ambitieux projet du TGV il est parallèlement à l’origine des métamorphoses spectaculaires que connaissent les gares marocaines, passant du cachet désuet hérité de l’ère colonial à des espaces de vie et des édifices imposants marqués par la modernité et la fonctionnalité de leurs homologues européennes. Ayant le souci de la rentabilité et la rationalisation des dépenses publiques, le directeur général des chemins de fer a adossé les nouvelles constructions a des centres commerciaux et de loisirs pour qu’elles ne soient plus de simples lieux de passage de passagers, sans âme et sans vie, en suivant une philosophie avant-gardiste bien ancrée. Les travaux menés successivement à Marrakech, Fez, Tanger, et bientôt Rabat dans ses deux composantes, Rabat-Agdal et Rabat-ville, ont ou vont mobiliser des budgets colossaux mais ne grèveront pas les caisses de l’office qui est un exemple de gestion rigoureuse.
Le lancement des chantiers de ces deux dernières qui mobiliseront une enveloppe de plus de 100 milliards de centimes sont d’autant plus opportuns qu’ils s’inscrivent dans toute une dynamique de transformation de la capitale administrative qui devient celle de la culture avec l’appellation « Ville des Lumières ».
L’homme espère, en tout cas, poursuivre sa mission de bâtisseur des gares de nouvelle génération dans son pays.

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