La bourse de Casablanca résiste mieux à la crise géopolitique régionale (Presse...

La bourse de Casablanca résiste mieux à la crise géopolitique régionale (Presse économique française)

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« Des Bourses ont mieux résisté que les autres à la crise. C’est notamment le cas du Maroc ou de très petits marchés (Jordanie, Liban…) », écrit le quotidien +Les Echos+, notant, en revanche, que d’autres « places jugées pourtant solides, telle Riyad (- 6,8 pc mardi), sont entraînées à leur tour dans la spirale de la défiance ».

« Alors que le vent révolutionnaire qui souffle depuis plusieurs semaines maintenant dans le monde arabe, a fait vaciller comme un jeu de domino les places financières du Maghreb et du Moyen-Orient, les coups de boutoir du risque géopolitique n’ont toujours pas eu raison des indices marocains », souligne, pour sa part, +La Tribune+.

« C’est un paradoxe pour le moins troublant », estime le journal dans un article signé Gaël Vautrin, notant que « contre toute attente, le Maroc résiste mieux que les autres » dont certains ont sombré dans le « chaos ».

Sous le titre « Pourquoi la Bourse du Maroc fait bande à part », le quotidien relève, dans un article sur son site internet, que « depuis le début de l’année le Masi Free Float index s’inscrit toujours en hausse de 1,32 pc ».

« Mieux, parmi les émergents du MSCI Emerging Market, le Maroc fait partie des quatre seuls pays à s’inscrire en hausse depuis le début de l’année avec la Russie, la Hongrie et la République Tchèque », souligne encore le journal.

« Autant dire que les manifestations du 20 février n’ont pas suscité de mouvement de panique dans les rangs des investisseurs », ajoute le quotidien qui s’interroge si le régime marocain ne serait en soi « une assurance de stabilité politique ».

« Contrairement à d’autres régimes, celui du Maroc ou de Jordanie a une marge de manoeuvre: la monarchie », constate-t-il, notant qu' »au-delà de la structure politique même, la résistance de la place financière casablancaise tient aussi à d’autres facteurs plus techniques ».

D’abord son « aspect défensif », puisque « le Masi Free float Index compte en effet comme première capitalisation Maroc Telecom – dont la pondération est de près de 20 pc – qui affiche une hausse de 6 pc depuis le début de l’année ».

En outre, poursuit le journal, « le marché marocain est très peu liquide ». « Si bien que lorsque les marchés chutent, ceux qui sont les moins détenus par les investisseurs, résistent mécaniquement mieux que les autres », analyse Stéphane Barthélemy, gérant chez State Street Global Advisors, cité par le quotidien.

Enfin, « l’inflation galopante et la flambée des prix de certaines denrées alimentaires et de première nécessité ont été en quelque sorte l’étincelle qui a allumé le feu des contestations », or « le phénomène est beaucoup moins évident au Maroc », conclut le journal.

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